Les week-ends oisifs des parisiens

Deux millions deux cent quarante mille six cent vingt et un Parisiens se partagent un territoire de 105,4 kilomètres carrés, soit l’équivalent de toute la population montréalaise regroupée dans la partie est comprise entre le boulevard Pie IX et la pointe de l’île. Déjà très dense, Paris accueille tous les jours des millions de gens venant y travailler, étudier ou tout simplement la visiter.

Les semaines des Parisiens sont stressantes et ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi : promiscuité, transports bondés, journées de travail à la rallonge, temps souvent maussade, appartements exigus, espaces verts rares… Bref, pas de quoi s’afficher avec un sourire aux lèvres du lundi au vendredi.

Et puis arrive vendredi soir, le moment de retrouver les copains pour quelques verres ou de profiter d’un tête-à-tête en amoureux. Le mieux, sans doute, est de partir dès le lendemain matin pour un week-end en Europe ou en Normandie, mais malheureusement cela n’est pas toujours possible. À la place, les Parisiens se réveillent en douceur : les rues sont désertes avant 10 h 30!

Les Parisiens remplissent peu à peu les parcs et les terrasses des cafés. Quand il fait beau, ils en profitent pour sortir le petit dernier sur sa trottinette ou pour laisser Médor s’ébrouer. Les plus engagés, quant à eux, prendront part à l’une des nombreuses manifestations qui ont souvent lieu Place de la République.

Pas de jardin à entretenir, on fait rapidement ses courses au Franprix (épicerie) du coin et la petite surface de l’appartement fait que le ménage ne dure pas longtemps… quand il n’est pas carrément fait par quelqu’un d’autre. Les week-ends à Paris servent à se reposer, souffler après une grosse semaine.

J’ai l’impression que les Parisiens profitent vraiment des fins de semaine pour faire une vraie pause, ils n’ont aucune culpabilité à être oisifs. Ne pas l’être serait à contre-courant! Tandis qu’à Montréal, j’ai toujours eu une vision plus utilitaire de la fin de semaine. Onsaute sur l’occasion pour entretenir le terrain, faire des courses, aider la famille… Et en écrivant ces mots, je m’aperçois que c’est en partie faux parce que la fin de semaine nous servait aussi à partir dans le nord en camping ou à passer du temps à notre chalet.

Peut-être que la vraie différence réside dans l’impression de communion entre les Parisiens qui profitent tous ensemble du moindre rayon de soleil tandis que les Montréalais profitent chacun de leur côté? En tout les cas, c’était l’occasion de vous montrer quelques photos des week-ends dans l’est parisien vers le Parc des Buttes Chaumont et le Canal Saint-Martin :).

8 Commentaires

  • Marrant comme observation. Ici, au Canada, c’est peut-être dû au fait que les congés sont rares. Une longue fin de semaine et tout doit être fait pour en profiter, car les jours de congé sont comptés. Les Français sont plus gâtés de ce côté là, un pont ou une fin de semaine à ne rien faire, pas grave, on se rattrape en vacances.

    • Moi j’ai le minimum de congés ce qui est déjà beaucoup en comparaison avec la Canada mais il y a des gens qui ont 50 ou 60 jours de congé par an!

  • Je suis un peu d’avis contraire du commentaire du Zhu plus haut… en France je bougeais dès qu’un pont ou qu’un congé se présentait. Ici, je reste plus en place et j’apprécie de ne pas courir partout… bon je suis peut-être l’exception à la règle 😉

  • tes photos sont toujours si belles, la lumière, la couleur, j’aime beaucoup,
    j’ai suivi le canal St Martin il n’y a pas longtemps, et je suis revenue un peu déçue, peut être que je n’ai pas vu l’animation que j’y attendais?
    en tout cas je comprends que les fins de semaine se passent à l’extérieur, c’est si triste un appart en ville..

    • Oui c’est sûr chacun est différent, il y a même beaucoup de gens qui travaillent! C’est juste que je trouve ça beau de voir autant de gens prendre le temps de profiter de la vie dans des lieux publics, c’est quelque chose qui est beaucoup moins présent à Montréal.

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