Paris et son climat indécis

Printemps parisien: fleurs de cerisiers

Hier j’avais prévu d’aller voir la fameuse exposition sur Yves St-Laurent au petit palais parce qu’il pleuvait tristement sur Paris.  Alors que je m’apprêtais à sortir, le ciel a tourné au bleu et il s’est mis à faire soleil.  Vu que c’était dommage d’aller s’enfermer pas si beau soleil, je me suis plutôt dirigée vers le 16ème arrondissement pour profiter un peu du printemps naissant à Paris.

J’ai donc pris le métro jusqu’à la station Passy sur la ligne 6.  Je me suis baladée suivant des rues au hasard selon si elles m’inspiraient ou non.  J’avais de la chance car il y avait beaucoup de monde à l’extérieur car c’était la sortie des classes, moment où les mères ou  plus souvent les nounous vont chercher leurs protégés à la sortie de l’école.  Ça m’a donné l’occasion de voir des gens très élégants dans des vêtements et surtout des sacs à main qui coûtent certainement plus que mon appareil photo.

La richesse du 16ème est aussi ses bâtiments qui sont souvent plus ornés que ceux des autres quartiers. En plus, ces bâtiments ont souvent des jardins à l’avant ce qui donne l’impression de quartier beaucoup plus aéré.  Bien que le quartier ait beaucoup de charme en journée, j’adore aussi y passer en soirée quand l’on peut apercevoir les intérieurs par les fenêtres éclairées.  Par contre, il faut faire attention de ne pas trop regarder parce qu’après on se sent abjectement pauvre.

Paris: Miss Dior et la Tour Eiffel

Donc, je me baladais agréablement portée par l’odeur des cerisiers en fleurs dans ce joli quartier quand je m’aperçue que le ciel était devenu noir.  Apercevant le Trocadéro au bout d’une rue, je m’y suis dirigée dans l’espoir de pouvoir photographier des éclairs au-dessus de la Seine car des grondements sourds se rapprochaient.

La pluie a commencé à tomber avant que je puisse me réfugier au Trocadéro.  Je me suis dit que ce n’était pas grave et j’ai mis mon foulard sur ma tête tout en couvrant le sac de mon appareil photo.  Plus je me rapprochais, plus la pluie tombait fort et les éclairs zébraient déjà le ciel.

Je tentais désespérément d’atteindre le Trocadéro quand les feux de circulation me bloquèrent fatalement sur un îlot piéton à deux doigts de mon refuge.

C’est à se moment que le déluge arriva.  Un coup de vent si grand que j’eus peine à rester debout déchaina la pluie.  La pluie devint tellement forte que je ne savais plus si c’était de la grêle ou de l’eau, je ne voyais plus rien.  J’ai senti mes jeans se détremper d’un coup quand je me retournais pour protéger mon visage.  En moins de 30 secondes, j’avais été mouillée jusqu’aux os.

Paris: le Trocadéro sous la pluie

Le signe piéton tourna au vert et la pluie redevint docile.  Je me suis quand même mise à l’abri histoire de me ressaisir mais surtout pour me protéger en cas de regain d’intensité.

L'après tempête au Trocadéro

Puis, tout s’estompa et comme si rien n’était arrivé le soleil se montra sous une fine bruine.  Une belle lumière vint éclairer l’axe Tocadéro-Tour Eiffel et donna un bel arc-en-ciel.

Tour Eiffel avec un arc-en-ciel

Ce qui était vraiment marrant, c’est que la légende Irlandaise veut qu’il ait un pot rempli de pièces d’or au bout de chaque arc-en-ciel et que le bout de cet arc-en-ciel donnait sur le dôme des Invalides qui doré d’or 24k.

Arc-en-ciel pointant sur le dôme d'or des Invalides

Après avoir pris quelques photos, je rentrais chez moi, sous le soleil, pour me défaire de mes vêtements mouillés.

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