Week-end à Madrid – J1

Grâce à une promotion chez EasyJet, j’ai réussi à acheter au mois de novembre un vol aller-retour pour Madrid à 77 €. Les billets me convenaient bien, car il y avait un départ le vendredi soir après le travail et un retour tard le dimanche, chose qui n’est pas toujours aisée à trouver.

Les hôtels ne sont pas très chers à Madrid, il est assez facile de dénicher des chambres dans des 4 ou 5 étoiles situées dans le centre pour environ 90 € par nuit. Comme je restais deux nuits et que j’étais seule, je me suis plutôt rabattue sur une auberge de jeunesse, The Way Hostel, pour 18 € par nuit.

Le Palacio Real dans le brouillard

Le samedi matin, je me suis réveillée tôt (en même temps ce n’est pas comme si j’avais dormi) et je suis sortie dès 9 h 30. Un brouillard flottait sur la ville et j’ai immédiatement été surprise par le froid qui régnait, je crois que j’avais un peu surestimé le tropisme de Madrid !

Comme à Barcelone, la première chose qui m’a marquée c’est l’impression d’espace que donne la ville. J’aime les grandes avenues aérées où se concentre la circulation automobile et celles-ci s’entremêlent avec de petites rues et des ruelles où l’on peut marcher tranquillement sans être embêté par les voitures.

C’est toujours un peu particulier de visiter une ville l’hiver, car il n’y a pas de végétation et il fait souvent gris, des détails qui diminuent légèrement la beauté de la ville. Heureusement, j’ai eu beaucoup de la chance samedi avec le temps qui oscillait entre le soleil et un mystérieux brouillard. Et puis il faut dire que dans le cas de Madrid je préfère éviter l’été, période durant laquelle il peut faire facilement 40 °C.

La ville de Madrid est très étendue, mais le centre-ville est praticable à pied. Pour ceux qui sont moins fans des balades, le métro fonctionne bien et il est le moins cher de toute l’Europe occidentale. Par contre, pour les Parisiens il faut se faire à une attente minimale de cinq minutes entre chaque passage, mais au moins elle se fait sans effluves de pipi !

Ce qui est agréable à Madrid c’est que les Madrilènes habitent vraiment leur ville, ainsi que cela est au musée, dans le métro ou sur la Plaza del Sol la langue espagnole est toujours dominante. À aucun moment on n’a l’impression de se trouver dans touristland ou dans une ville musée.

Pour ce qui est des langues étrangères, le français est peu pratiqué (comme d’habitude) et le niveau d’anglais est très variable, voire inexistant, comme dans une pharmacie où je voulais acheter de l’ibuprofène. Ça a été un beau moment d’anthologie d’expliquer ce que je désirais en espagnol mélangé à un tout petit peu d’anglais.

Dans les musées, les descriptions des œuvres étaient données en espagnol et en anglais. Des menus en langue anglaise sont souvent disponibles dans les restaurants, mais pas toujours.

Je me suis débrouillée en baragouinant l’espagnol parce que ça me faisait super-mégaplaisir de pratiquer cette langue. Comme à Montréal on apprend à parler et comprendre l’espagnol avec des accents de l’Amérique Centrale, ça m’a pris un petit moment à m’habituer à celui espagnol qui est très différent.

Je suis très fière qu’on ait compris à peu près tout ce que j’ai dit (sauf le mot pizza) et que j’aie compris à peu près tout ce qu’on m’a dit, même la dame qui m’expliquait que son chien n’aimait pas les gens et qu’il était peureux, mais qu’il avait l’air de m’aimer. Finalement, je n’ai pas eu besoin de prononcer « más despacio, por favor ».

J’ai visité le Palacio Real, la résidence royale officielle, dans laquelle la famille royale n’habite pas, datant du 18e siècle pour 10 €. Les pièces sont superbement décorées et recèlent d’objets d’art. Malgré tout le faste du palais, j’ai préféré l’armurerie où sont exposées des armures remontant au moyen-âge. Le seul fait à déplorer est que les photos sont interdites à l’intérieur du palais.

J’ai visité quelques églises, mais rien d’extraordinaire à signaler, il faut dire que la seule cathédrale de Madrid, la Cathédrale de l’Almundea n’a été consacrée qu’en 1993.

Par contre, j’ai été assez étonnée de voir qu’ils avaient remplacé les bougies par ces affreux trucs électriques. Suffit de mettre 20 centimes pour qu’une lampe s’allume… pas de tricherie possible !

J’ai aussi eu le temps de visiter El Museo del Prado. Le billet pour adultes, incluant l’exposition temporaire, est à 12 €, mais il est facile de profiter des collections gratuitement en s’y rendant en soirée ou le dimanche.

Toute une claque ce musée ! Les œuvres sont magnifiques et il n’y a pas foule comme au Louvre où l’on est sans cesse bousculé par une marre de touristes dans les galeries de peinture. J’y suis entrée à 16 h et sortie vers 20 h sans avoir vu la moitié des collections. À noter que les photos n’y sont pas admises et que les gardiens veillent au grain.

Voilà pour ma première journée à Madrid !

Un week-end à Madrid

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