Un jour à Lucques en Italie

Un jour à Lucques en Italie: l'ancien forum

Alors qu’il me restait encore des musées à voir pendant mon séjour à Pise, j’ai eu envie de faire autre chose car je n’avais pas envie de passer la journée enfermée à l’intérieur. Comme les oranges de Toscane, j’avais envie d’humer l’air humide et frais de ce mois de février. Après avoir dit mes adieux à la Tour de Pise, j’ai acheté un aller-retour pour Lucca pour une petite quinzaine d’Euros.

Porte journal

 

J’ai pris place dans un train presque vide en ce dimanche de février. Accompagnée seulement par quelques vendeurs à la sauvette se rendant à Lucques pour y vendre des souvenirs de pacotille et des parapluies. Sur un forum de voyage, j’y avais lu que le trajet en train valait la peine ne serait-ce que pour les paysages toscans mais ceux qui défilaient par la fenêtre ne m’ont pas vraiment séduite.

 

Maisons Lucques

Une fois arrivée, je suis passée par un long passage caverneux pour franchir les remparts de la ville fortifiée. Une fois à l’intérieur des murs, j’ai eu l’impression de pénétrer dans une ville fantôme : rue après rue, j’étais seule à y errer. D’une certaine façon, ce n’était pas très surprenant parce que c’était dimanche gris du mois de février mais c’était tout un contraste avec Pise où le matin même les rues étaient beaucoup plus animées. J’ai lu que beaucoup d’habitants de Lucques excédés par le tourisme s’étaient réfugiés en banlieue et préféreraient les commerces des zones péri-urbaines à ceux du centre-ville. Ça me semble une explication probable car il y avait beaucoup de circulation automobile en contre-bas des murs de la vielle-ville.

Ruines colisee
Ruelle Lucca

Je me suis baladée un peu mais l’averse n’a pas tardé à tomber. Heureusement, je suis tombée sur le restaurant végétarien Soup in Town où l’accueil a été extrêmement chaleureux et où j’ai fini de me réchauffer avec une excellente soupe maison et des fallafels.

Place amphiteatre

Ragaillardie, je suis partie à la recherche du joyau de Lucques : la piazza dell’anfiteatro où des maisons occupent ce qui fut jadis l’amphithéâtre romain de la ville. Effectivement, c’était joli et intéressant d’essayer de distinguer les différentes strates architecturales qui se sont accumulées au cours des siècles mais en ce dimanche de février, l’ambiance était au point mort. J’ose imaginer que c’est un lieu très agréable quand la météo est plus clémente et qu’il s’y tient un événement ou que les terrasses sont installées.

 

Torre Guinigi

Je me suis ensuite dirigée vers un bâtiment qui m’intriguait : une tour de briques de 45 mètres flanquée de sept chênes. Très impressionnante, c’est marrant de penser qu’au 14ème siècle la ville en comptait plus de 250. Il ne reste maintenant plus que la tour de Guinigi qui appartenait à la famille la plus puissante de la cité. Si vous vous sentez la force de monter les 230 marches, une jolie vue sur toute la ville s’offrira à vous.

Beetle voiture

 

Et après – je vous avoue que je commençais à en avoir marre de traîner mon sac à dos aux quatre coins de la ville – j’ai marché un peu sur les remparts avec les autres promeneurs du dimanche et puis je m’en suis retournée à la gare attendre le prochain train pour Pise. Je regrette de ne pas avoir eu le courage de passer au Palazzo Pfanner, une demeure bourgeoise du 17ème siècle dont le jardin est réputé pour être sublime mais je ne crois pas que j’aurais apprécié la visite dans l’état de fatigue dans lequel je me trouvais.

 

Luigi Boccherini - Lucca

J’ai tellement marché ce dimanche, à Pise et puis à Lucques, que mes jambes ne pouvaient plus me porter. Une fois à Pise, j’ai opté pour me rendre directement à l’aéroport même si mon avion ne décollait pas avant plusieurs heures. Avant de dire adieu à la Toscane, j’ai fait un peu de shopping aéroportuaire dans une épicerie fine et chez un maroquinier. Apparemment, Easy Jet ne peut pas refuser les achats fait à l’aéroport Galileo Galilei à bord de ses appareils, même si ça dépasse la quantité de bagages permise.

Piazza Napoleone Lucca
Sur le coup, j’ai trouvé qu’il y avait foule sur la Piazza Napoleone !

Pour l’anecdote, le lendemain matin je me suis réveillée avec les pieds tellement enflés que j’ai eu de la difficulté à trouver une paire de chaussures à enfiler et je n’ai même pas été capable de les fermer. Après quelques jours à me frictionner au Baume du Tigre pour activer la circulation, tout est enfin rentré dans l’ordre.

Alley Lucca

 

Adresses pour visiter Lucques

Soup in Town – Piazza San Giusto 6, restauration rapide végé abordable (+/- 10€)
Torre Guingu – via Sant’Andrea 45, tarif 4€
Palazzo Pfanner – Via degli Asili, 33, tarif 6€, ouvert tous les jours

Porte Lucca

 

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