Le soutien-gorge, ce vêtement que je ne supporte plus !

Gabrielle d'Estrées et une de ses sœurs (1594)
Gabrielle d'Estrées et une de ses sœurs (1594)

Pour celles (et ceux ?) qui suivent un peu les blogues féminins, vous connaissez déjà la tendance du « no-bra » ou l’arrêt du port du soutien-gorge. Des blogueuses ayant une grande audience comme Josiane de Ton Petit Look ou Élodie de Éléonore Bridge ont même abordé le sujet en expliquant comment elles en étaient venues à ne plus en porter.

J’étais admirative de leur démarche qui leur permet de mettre des robes dos-nu ou des petits hauts avec de fines bretelles avec élégance, mais je me disais que c’était une idée inatteignable pour moi avec mon 38/100 C. Après tout, la majorité des fabricants de soutiens-gorge triangles (comme princesse Tam-Tam) arrêtent ces modèles légers à la taille 95 B. Les poitrines plus généreuses auraient besoin d’un meilleur soutien et cela rime bien souvent avec baleines : autour des seins et sur les côtés.

Bien que je rêvais de plus de liberté, je n’avais pas de problème particulier avec les soutiens-gorge, car je tombe pile-poil sur les mensurations du 100 C. Du coup, j’en possède une vingtaine de toutes les couleurs et de tous les styles. J’accommodais mon désir de me sentir moins restreinte en achetant des bonnets souples sans rembourrage que je trouve souvent chez C & A. Par contre, je m’interdisais tous les vêtements qui ne permettaient pas le port du soutien-gorge parce qu’il m’était impensable de sortir sans.

Mes soutiens-gorges
Pour mes soutiens-gorge, je choisissais d’abord le confort ce qui ne les empêchent pas d’être aussi jolis

. Comment j’ai décidé d’arrêter de porter des soutiens-gorge

Quand j’ai débuté mes problèmes avec mon bras droit, j’ai également commencé à sentir une gêne sur l’omoplate du même côté. Je ne m’en suis pas tellement inquiétée parce que je croyais que c’était dû à ma peau qui se veut très sensible aux frottements. Comme l’inconfort se manifestait plutôt le soir, j’enlevais tout simplement ce sous-vêtement après être rentrée du bureau.

Et puis, arriva le mois de janvier avec cette terrible « crise » du syndrome du défilé thoracobrachial. La douleur partait du creux de l’aisselle, soit à peu près où tombent les baleines des soutiens-gorge. Mon corps affecté par ce problème avait formé comme une sorte de garrot autour de mon épaule et tout le sang qui ne pouvait pas circuler dans le bras (la moitié du flux !) s’accumulait à la jonction du torse. En plus de souffrir au moindre contact avec cette région de mon corps, j’enflais beaucoup. J’ai complètement arrêté de porter des soutiens-gorge à la maison histoire de ne pas entraver encore plus la circulation sanguine.

Un bon matin, alors que je devais me rendre à un énième examen médical, j’ai essayé de m’habiller. Les agrafes ne voulaient plus se fermer, même à la position la plus grande. J’ai tiré — je n’allais quand même pas sortir sans soutien-gorge — jusqu’à ce que je réussisse à l’attacher. Trop serrée, j’avais mal et, surtout, je paraissais ridicule avec un œdème qui débordait. J’ai essayé de mettre mes brassières de sport, mais ce n’était guère mieux.

N’ayant pas envie de me retarder pour une futile question de vêtements, j’ai décidé de partir sans soutien-gorge. Toujours d’un naturel pudique, j’ai enfilé une camisole (débardeur) sous ma chemise sachant que le médecin me demanderait certainement de l’enlever.

L’enflure a pris pas mal de temps à se résorber, j’ai donc continué à sortir sans soutien-gorge pendant toute la période de mon arrêt maladie. Pour la reprise du travail, je me voyais mal transgresser la norme sociale en me présentant sans soutien-gorge/brassière. J’ai essayé tous ceux de ma collection pour choisir ceux qui dégageaient bien les omoplates et dont les armatures ne montaient pas trop haut.

Pendant quelques jours, ça allait, mais très vite cet inconfort dû aux soutiens-gorge qui contraignent le thorax a commencé à m’embêter. Je me suis enfermée aux toilettes pour l’enlever et le glisser discrètement dans l’un de mes tiroirs.

Soutien-gorge sans armatures C&A
Ce soutien-gorge ressemble à ceux que mes grands-mères portent, il n’a pas d’armatures et les larges bretelles aident à mieux répartir le poids de la poitrine. (C & A)

Soutien-gorge sans couture de chez C&A
Le poids des seins repose sur la bande côtelée. Cela libère les épaules par contre il garde au chaud avec sa matière synthétique et dense. (C & A)

Bien décidée à rester professionnelle, après cette journée de travail, j’ai filé chez C & A. J’ai choisi ce magasin parce qu’ils vendent tous types de soutiens-gorge et qu’ils proposent des longueurs de bandes allant jusqu’au 110. J’ai essayé une bonne dizaine de modèles dans des tailles différentes. Je croyais, à tort, qu’une bande plus longue m’aiderait à me sentir moins serrée, mais malheureusement ça changeait aussi l’espacement entre les seins et donc les 105 ne m’allaient pas du tout.

Bralette de chez H&M
Brassière légère sans agrafes dans le dos. (H & M)

Ce soutien-gorge sport est un chouïa trop grand bien qu'il soit à ma taille habituelle. Il offre un soutien très léger et sans douleur. (Decathlon)
Ce soutien-gorge sport est un chouïa trop grand bien qu’il soit à ma taille habituelle. Il offre un soutien très léger et sans douleur. (Decathlon)

Malgré ses airs comfortables, le dos de style nageuse n'est pas du tout adapté au syndrome throraco-brachial car les bretelles écrasent les clavicules. (Decathlon)
Malgré ses airs confortables, le dos de style nageuse n’est pas du tout adapté au syndrome de la traversée thoracobrachiale, car les bretelles écrasent les clavicules. (Decathlon)

Un volant sur une robe permet de faire passer inaperçu une poitrine libre. (H&M)
Un volant sur une robe permet de faire passer inaperçu une poitrine libre. (H & M)

Je suis finalement sortie du magasin avec une brassière sans couture et un soutien-gorge mémérisant sans armatures qui ne me faisait pas mal. Pendant quelques semaines, je les ai bien supportés, mais j’ai malheureusement recommencé à enfler sous le bras.

Un jour, j’en ai eu marre de cette gêne qui me suivait tout le temps, et ce peu importe ma position. J’ai décidé d’enlever mon soutien-gorge aux toilettes pour en finir une fois pour toutes. Pour le ramener à mon bureau discrètement, je l’ai plié et caché sous ma chemise. En passant à côté de la machine à café, il est tombé devant tout le monde. Heureusement, il n’y avait que des femmes ! J’ai expliqué rapidement qu’il me faisait mal et qu’il m’empêchait de me concentrer sur mon travail. Comme vous pouvez vous en douter, personne n’était choqué surtout que je suis loin d’être la seule à rencontrer un problème d’inconfort dû aux sous-vêtements.

Depuis ce jour, je ne porte plus de soutien-gorge, finito, sauf pour le sport. Quand j’ai raconté ça à ma mère, elle m’a demandé incrédule si j’avais aussi arrêté d’en mettre au travail : « oui, maman. De toute façon, il y a des choses bien pires que ne pas porter de soutien-gorge ! » C’est vrai, dans le fond, il me semble qu’il vaut mieux transgresser une norme sociale que de souffrir, surtout si c’est une souffrance qui peut me mener à un autre arrêt de travail.

Pour me conforter dans cette décision, j’ai lu dans Anti-Cancer : les gestes quotidiens pour la santé du corps et de l’esprit de David Servan Schreiber une citation qui m’a marquée :

Rudolf Virchow, fondateur de la pathologie moderne — la science qui étudie les rapports entre la maladie et les événements qui affectent les tissus —, était un grand médecin allemand. En 1863, il avait observé que plusieurs patients semblaient avoir développé un cancer à l’endroit précis où ils avaient reçu un coup, ou bien là où une chaussure, un outil de travail, frottait de façon répétée. Au microscope, il avait remarqué la présence de nombreuses cellules blanches au sein des tumeurs cancéreuses. Il avait alors émis l’hypothèse que le cancer était une tentative de réparation d’une blessure qui avait mal tourné.

Même si les études contemporaines n’ont pas pu établir de lien entre le port de soutiens-gorge et le cancer du sein, je ne peux pas m’empêcher de penser que le frottement des armatures et la constriction autour de la cage thoracique ne sont pas les choses les plus saines qu’il soit pour la poitrine. D’ailleurs, c’est pour cette raison qu’il ne faut pas porter de soutien-gorge ou de brassière la nuit, car ce vêtement serré autour du thorax limite la circulation lymphatique.

Au bureau et en ville sans soutien-gorge

Ne plus en mettre a grandement diminué mes douleurs dues au Syndrome du défilé thoracobrachial. Je sens mon dos plus libre et ça aide à dégonfler l’enflure autour de l’aisselle. Ça me permet également d’adopter une meilleure position des épaules. L’effet est tel que j’ai diminué ma consommation d’antidouleurs d’un tiers. Comme quoi parfois prendre une décision anormale permet de se sentir normale!

La Vierge et l'Enfant de J. Fouquet
Des idéaux de beauté inatteignables depuis le XVe siècle (La Vierge et l’Enfant de J. Fouquet)

Quand je portais encore des soutiens-gorge tous les jours, je croyais que si je n’en mettais pas ma poitrine allait trop ballotter et que ma silhouette serait alourdie par des seins que j’aurais aimés plus hauts, plus ronds, plus fermes. Finalement, je trouve que ça ne paraît pas tellement lorsque je laisse ma poitrine libre. Je n’ai même pas encore reçu de regards inappropriés ou de commentaires désobligeants.

Malgré mes appréhensions, je n’ai pas de soucis pour courir après le métro ou descendre des escaliers à toute vitesse. J’ai l’impression que grâce à cette liberté mes seins se raffermissent, peut-être parce que les soutiens-gorge avec leur action semblable aux orthèses empêchaient les muscles pectoraux et ligaments de travailler (cela a été observé dans une étude).

Si je peux maintenant porter des dos nus avec confiance, je dois par contre faire plus attention à la transparence et aux vêtements qui bâillent afin de penser à mettre un débardeur en dessous. Au travail, mes chemisiers sont souvent translucides et beaucoup ont trop d’espace entre deux boutons, ainsi pour ne pas me faire remarquée j’ai acheté des débardeurs en coton chez Kiabi. À deux euros pièce, j’en ai pris plusieurs et ça coûte beaucoup moins cher que des soutifs ! Par contre, j’ai essayé des débardeurs gainant de chez Uniqlo, mais ça reste aussi douloureux qu’un soutien-gorge. Sinon pour le sport ou quand j’en ai besoin, je porte une brassière ou une bralette (j’en trouve chez H & M).

En conclusion, on transgresse une règle non écrite en ne mettant pas de soutien-gorge, mais je ne vois pas pourquoi on devrait s’imposer d’en porter si ça ne nous convient pas : c’est un crime sans victime. Oui, parfois on peut apercevoir un mamelon qui pointe, mais je refuse de me sentir honteuse pour une réaction physiologique que je ne peux pas contrôler. J’espère un jour pouvoir en remettre ma lingerie une fois de temps en temps sans que ça fasse mal parce que j’ai tout de même une belle collection de sous-vêtements bien ajustée à ma morphologie. Au pire, il me restera toujours les culottes. 😉

Soutiens-gorge, instrument de torture ou accessoire de beauté ?
Alors que pensez-vous des soutiens-gorge : instrument de torture ou accessoire de beauté?

14 Commentaires

  • J’ai arrêté de porter des soutien-gorges il y a deux ou trois ans. Ma poitrine avait pas mal changé avec la naissance de Mark, l’allaitement et tout, et ma peau était sensible. J’aurais dû racheter plein de soutien-gorges, mes « vieux » ne m’allaient plus. J’ai commencé à zapper le soutif l’été, sous des t-shirt, puis je me suis habituée. Franchement, je me sens mieux comme ça, j’ai pas une grosse poitrine donc pas besoin de soutien tant que ça. Je garde quelques soutifs dans mon armoire si je porte des vêtements pour lesquels c’est plus beau avec, sinon, I am freee 🙂 Pis j’ai pu les bretelles qui descendent tout le temps!

  • C’est une théorie très intéressante. D’ailleurs, on reprochait pas mal la même chose aux corsets… Je n’ai pas de problème à porter mes soutiens-gorges mais je suis contente que tu aies trouvé une solution à ton problème. Peu importe la norme sociale! 🙂 En tout cas, j’admire ton courage pour dévoiler ta très belle collection de soutien-gorges et oser aborder ce sujet très personnel et pour certain(e)s peut-être encore tabou. Cet article va sûrement aider celles qui doutent encore. Je suis aussi contente que tu sois de retour sur ton blog!

  • J’en portais moins souvent en France qu’au Québec… je voyais souvent des femmes sans et je me disais pourquoi pas moi? Et depuis mon retour, j’en porte au bureau mais dès que je reviens chez-moi, allez ouste!

    J’espère que tu vas mieux (j’imagine que oui si tu écris). bises

  • Contente de revoir un article dans le coin ! J’espère que tu te portes mieux.
    Concernant le soutif, évidemment que c’est une norme sociale, encore une fois de plus injonction faites aux femmes. Et bien je n’en ai jamais beaucoup porté (je n’en ai que 2 dans ma garde-robe !), et j’en porte de moins en moins, surtout l’été, où ça me gène vraiment. J’essaye surtout de me poser moins de questions sur le regard des autres, mais dieu sait que ce n’est pas facile, surtout dans la rue !

  • pas de soutien gorge sur une poitrine jeune, ça passe et souvent joli, plus tard, c’est un problème..surtout après les allaitements,

    je suis contente pour toi si ainsi tu vas mieux, chacun trouve la meilleure façon de vivre sa vie heureux et si pour toi cela passe par les soutifs à la poubelle!

  • Je supporte de moins en moins mes soutiens gorges car les baleines finissent toujours par me gêner en fin de journée. J’aimerai en trouver des sans armatures pour voir.
    Mais je ne me vois pas ne pas en porter car j’ai une très forte poitrine (je fais du 95 ou 100 F ou G) et donc sans soutien gorge j’ai mal au dos au bout d’un moment et je suis gêner.
    Mais si j’avais moins de poitrine j’arrêterai peut être.

  • Contente que tu puisses te sentir mieux avec un si « petit » changement. J’essaye moi aussi d’en porter de moins en moins souvent, mais au Canada (et encore pire aux Etats Unis), c’est vraiment un gros tabou de ne pas en porter…

  • Très sage décision !
    Non seulement pour la santé, mais en plus les seins tombent avec un soutien gorge par atrophie de l’appareil sus-tenseur.
    Une dernière étude médicale vient d’être publiée le 2 mai 2016, mettant en relation la compression du soutien gorge et le nombre d’heures porté par jour, associé à l’augmentation du risque de cancer du sein. Une étude très sérieuse du comité d’Ethique médicale de l’université de Brasilia publiée dans « Advances in Oncology Research and Treatments ». Cette étude met elle aussi l’accent sur le traumatisme direct, répétitif et chronique de ce vêtement, et qui peut également conduire à la maladie à travers les cicatrices radiales.
    Ceci fait écho à l’étude précédente publiée en février 2015 par une équipe spécialiste du cancer à l’hôpital Kenyatta de Nairobi qui tire les mêmes conclusions.
    Ainsi que celle de l’université de Harvard en 1991…
    N’hésitez pas à lire (40 minutes) ce diaporama regroupant toutes ces études ainsi qu’une réflexion sur l’hypersexualisation des seins de la femme dans notre société.
    https://fr.slideshare.net/Yves971/le-danger-du-soutien-gorge-52
    Quand arrêtera-t-on de passer ces études sous silence !

  • Merci à toi d’avoir parlé de ce problème, c’est une belle initiative et je n’ai aucuns doutes sur le fait que beaucoup de femmes se retrouveront dans ton témoignage (peut-être moins pour ton problème spécifique où le soutien-gorge est un facteur assez aggravant) car le soutien-gorge est la cause directe de problèmes de santé parfois très sérieux, et le lien cause à effet n’est pas toujours remarqué… un accessoire de premier abord inoffensif mais qui a des conséquences fâcheuses!
    Pour compléter le très bon diaporama d’Yves, j’ai rédigé un blog d’information où je rassemble entre autres les témoignages de femmes qui se sont libérées de l’emprise du soutien-gorge : http://www.freetheboobies.fr

  • bonjour,

    merci pour cet article. pour ma part j’ai décidé d’arrêter de porter des soutiens gorge parce que j’ai une poitrine assez forte (95G) et je n’arrive jamais à trouver un soutien gorge qui ne me fasse pas mal au dos ou aux épaules.
    pour remplacer je met des débardeurs. Si je voie que ma poitrine s’affaisse d’avantage j’en remettraient peut-être mais je ne pense pas (au vu des témoignages que j’ai lu) que le non port du soutien gorge la fera d’avantage tomber.

    • C’est difficile de trouver son bonheur dans les tailles standard! Je dois maintenant en remettre à cause de la chirurgie que je viens tout juste d’avoir, mais pendant tous les mois que j’ai passés sans soutien-gorge, mes seins se sont améliorés. Je trouve qu’ils sont plus fermes et que la peau est plus tonique. J’espère que tu pourras observer les mêmes effets !

  • Article très intéressant!
    Malgré ma forte poitrine (je fait un beau D), j’ai moi aussi décidé de cesser le port du soutien gorge le plus possible (sauf pour certaines occasions), car mon sternum ressort, et les baleines frottaient énormément dessus, ce qui devenait gênant. De plus, j’ai remarqué que mes douleurs du coté froit ( à l’épaule et à l’omoplate, + une boule au coté du sein) ont quasiment disparut quand j’ai cessé d’en porter.
    Que de points positifs.
    Il va cepandant falloir que je muscle un peut tout ça , parce que j’ai tout de même le sentiment que la gravité joue avec ma poitrine.

  • Enfin quelqu’un qui me ressemble, je me sentais un peu seule..Pour ma part je n’ai jamais porté de soutien-gorge car cela m’a aussitôt semblé un instrument de torture chaque fois que j’en ai essayé à l’adolescence ou plus tard..Pourtant je trouve cela parfois très joli sur certaines poitrines, du coup rehaussées et pigeonnantes..Mais pour moi c’est tout simplement insupportable. Je n’ai pas une grosse poitrine et mes seins ont toujours été libres comme l’air mais j’avoue que parfois certains regards m’ont mise mal à l’aise ..Si nous étions plus nombreuses sans soutien-gorge le problème ne se poserait même pas, mais la plupart des femmes sont hélas très « convenables » ; alors au diable Cristina Cordula et vive Charlotte Gainsbourg !

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