Je n’en peux plus des arômes ajoutés qu’ils soient naturels ou artificiels. Qu’ils soient l’un ou l’autre, ils servent tous deux à ajouter du goût à des produits industriels qui en sont dépourvus. Alors que le stéréotype voudrait que la France soit le pays de la gastronomie, je suis vraiment impressionnée du nombre de produits au supermarché qui sont victimes des arômes (beurk).
La plus grande victime de ce complot des arômes est selon moi le thé : il est presque impossible d’acheter du thé vert sans un horrible arôme de menthe. Pourtant, J’aime bien le thé à la menthe fraîche mais l’arôme de menthe n’a pas su tout le même goût et ce n’est surtout pas très bon. Pour m’affranchir des arômes ajoutés, que je croyais être le propre des produits bas de gamme, j’ai acheté un paquet de cinq boites de 25g de thé Kusmi pour « seulement » 15€. La déception n’a pas tardée, dès l’ouverture du premier couvercle les effluves de gomme balloune pas du tout naturelle sont venues à mon nez. Pire encore, le thé en lui-même ne goûte presque rien une fois les arômes ajoutés envolés bref je ne risque pas d’en racheter. Je suis donc de retour à mon thé de Ceylan pur et à mes tisanes les 2 marmottes.
Le chocolat fait aussi partie des victimes. Les fabricants, certainement affectés par la surenchère des saveurs disponibles sont souvent tentés d’ajouter des arômes au chocolat pour créer de nouveaux parfums. Le dernier mauvais souvenir de la sorte était le Lindt aux myrtilles qui avait une saveur de bleuets dopés aux stéroïdes. Alors que le chocolat en lui-même était bien, les arômes ajoutés étaient tellement dérangeants que la tablette a pris la direction de la poubelle. Alors qu’un chocolat avec des bleuets séchés pas trop trafiqués aurait été bon, il a fallu qu’ils aillent gâcher leur idée en y ajoutant des arômes trop puissants.
Les légumes ne sont pas en reste. Combien de fois ai-je été surprise lorsque j’ai ouvert une conserve ou un paquet de congelé et que j’ai découvert un arôme ajouté alors que rien sur l’emballage ne le laissait présager. Peut-être que c’était la même chose à Montréal mais je ne m’en suis jamais aperçue car j’achetais toujours des fruits et légumes frais. Ici, ce n’est pas aussi facile car ils ne sont pas souvent beaux et il n’y a presque pas de choix. Par exemple, cette semaine à l’épicerie il n’y avait ni fèves (haricots), ni brocoli ou carottes ! Donc on se rabat souvent sur des mélanges congelés qui sont presque toujours aromatisés à quelque chose. Je ne comprends pas l’intérêt de donner des saveurs autres aux légumes, mais on dirait que c’est ce que les gens préfèrent.
Bien sûr les arômes ajoutés peuvent être agréables, mais pour cela ils doivent être attendus ou légers. Ainsi, j’aime bien les arômes pas très naturels que l’on peut trouver dans le Jell-O, les boissons gazeuses, les bonbons (sauf les marshmallows qui sont particulièrement horribles ici) et certains alcools car je m’attends à ce qu’ils soient boostés à la saveur artificielle. Par contre, dans une boîte de thé à 15 euros, du chocolat ou dans les légumes, je dis non. Ce n’est pas bon et c’est tout. C’est d’ailleurs pour cette raison que je ne mange plus de yogourt à l’exception de ceux nature car je ne pouvais plus supporter l’utilisation massive des arômes ajoutés qui ont un goût particulièrement horrible lorsqu’ils sont mélangés avec des édulcorants.
Je dis donc un non ferme aux arômes ajoutés et au congelé dans les restaurants*.
*Je sais ça ne vient de nulle part mais c’est une réalité alimentaire qui m’agace beaucoup et qui se répand.


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