L’hiver au Québec n’est pas froid, il est long. ​

Akira dans la une tempête de neige

Je suis à mon deuxième hiver au Québec après une pause de neuf années à Paris. C’est toute une refamiliarisation à faire. La première année, j’ai trouvé le froid brutal, mais on finit par s’y habituer.

Le pire aspect de l’hiver selon moi est sa longueur qui s’étire bien au-delà de ce qui est supportable. Mi-février est pour moi la limite supérieure acceptable, mais mère nature n’est pas d’accord et fait durer le supplice bien souvent jusqu’en avril. D’ailleurs, il n’est pas rare de découvrir de la neige dans la forêt jusqu’au mois de mai !

Abri tempo à Montréal
Je rêve d’un abri Tempo pour y ranger ma voiture.

L’hiver 20018-2019 à Montréal

C’est officiel, notre grand quotidien montréalais, La Presse, a affirmé que cet hiver a été l’un des plus pénibles en date.

Cette année, nous avons été bien mal chanceux à Montréal avec des températures glaciales et de la neige qui ont débuté à l’avance, soit à la fin novembre. Fait rare, cette neige n’a pas fondu. Habituellement, il y a des redoux de quelques jours qui font que les premières neiges fondent. Le froid a également commencé à cette époque et ne nous a pas lâchés.

Comme les malheurs n’arrivent jamais seuls, Montréal a aussi reçu énormément de pluie ce qui a donné une couche de glace sur les rues et les trottoirs. La glace peut facilement atteindre 10 cm par endroits.

Ce sont des conditions météorologiques difficiles sur le moral, car rares ont été les jours où il était agréable d’être à l’extérieur. Même Akira, grand amateur de froid, a eu du mal avec le climat certains jours et j’ai dû écourter ses promenades. Et puis la glace est un vrai danger public, l’année dernière j’avais fait une chute violente qui m’a valu une énorme ecchymose et de la difficulté à marcher pendant une semaine. J’avais bien senti que ça aurait pu être pire : c’est si facile de se casser quelque chose ! Les autres jours, il pleuvait. Il n’est pas agréable de se balader sous la pluie, mais en plus les rues étaient inondées à cause des bouches d’égout prises dans la glace.

Paysage hivernal de Montréal

L’hiver au Québec, c’est long

Je trouve que si l’hiver se terminait au mois de février, la rudesse du climat serait supportable. Cependant, on arrive à la mi-mars et il reste de bonnes couches de neige et de glace sur les terrains et les trottoirs. Comble du malheur, il a neigé plusieurs centimètres dimanche alors qu’au début on nous avait annoncé moins de 10 cm de neige fondante. Ce matin-là en ouvrant mes rideaux, j’ai eu un sentiment de profond découragement en voyant le sol à nouveau recouvert de blanc.

Force est de constater que la date de la fin de l’hiver est inconnue, on nous promet toujours le printemps, mais on sait qu’il peut très bien neiger jusqu’en avril. Les Québécois les plus chanceux se rendent à Cuba ou passent carrément l’hiver en Floride afin d’obtenir un répit de cette saison hivernale qui semble interminable.

L'hiver est long à Montréal

Je vous ai menti, l’hiver c’est aussi froid

​Bien sûr, l’hiver au Québec est froid, parfois même très froid. Toutefois, le ressenti de la température n’est pas le même qu’à Paris. Étrangement, un -5 °C en France est l’équivalent d’un -15 °C au Québec. Quand le mercure reste aux alentours de 0 ou -5 °C ici, ça donne de superbes journées d’hiver où il fait bon être dehors.

Cynthia, s'habiller pour le froid
Quand il fait très froid, il vaut mieux avoir un minimum de peau exposé aux éléments

Là où ça se corse, c’est quand ça descend en dessous de -20 °C. C’est sûr que l’on peut bien s’habiller pour l’extérieur, mais il fait aussi plus froid à l’intérieur. J’ai un appartement assez petit, mais il n’est pas très bien isolé surtout au niveau des planchers qui sont froids. Pour que la température soit minimalement acceptable, je dois garder les thermostats de mon chauffage électrique entre 22 et 23 °C. Je paie environ 70 $ d’électricité par mois pour mon 3 1/2 (T1 de 35 à 40 m²). J’ai une collection de polaires et de couvertures chaudes pour ne pas geler. D’ailleurs, j’ai reçu à Noël une couverture chauffante qui m’aide à me réchauffer le soir. Cette année, j’ai à nouveau fait une carence en fer qui a magnifié la sensation de froid. Il y a eu des soirs où je ne suis pas arrivée à prendre ma douche avant de dormir !

Ma voiture ensevlie dans la neige, Montréal

En conclusion, y’en a marre

Dans moins de deux semaines, je pars à Marseille retrouver mon mari quelques jours. Bien que je sois heureuse de le voir, j’ai aussi hâte de pouvoir déambuler en ville en chaussures et sans mon gros manteau Kanuk. J’en envie de sentir qu’il y a une fin à cette saison qui semble s’allonger sans cesse alors que l’on nous promettait le début du printemps cette semaine.

Rue enneigée de Montréal

4 Commentaires

  • Heureuse de vous voir à nouveau écrire. Je trouve toujours très intéressant ! Je vois que vous avez du mal à reprendre vos marques dans votre pays d’oricône !
    N’avez-vous pas envie de revenir en France !!
    À bientôt de vous lire

    • Bonjour Nelly,

      Merci pour ce gentil commentaire. Effectivement, chaque hiver je me demande ce qui m’a passé par la tête de revenir ici. C’est un moment de transition, il faut que ça se passe :).

  • Je sais que c’est long l’hiver au Qu.bec, je sais que c’est difficile, mais c’est mille fois mieux que le truc entre saisons que l’on a à sa place ici.

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