Les Belles-Soeurs, théâtre musical

Il y a déjà deux semaines que nous sommes allés voir la comédie musicale des Belles-Soeurs au Théâtre du Rond-Point. Et pourtant la magie est toujours présente quand on se remémore le spectacle en chantonnant quelques mots d’une des chansons.
Cette pièce écrite par Michel Tremblay en 1965 a été transformée en comédie musicale par René-Richard Cyr et Daniel Bélanger. Pour être honnête, d’ordinaire je n’aime pas beaucoup les comédies musicales donc j’avais une petite appréhension au sujet de cette innovation.
Pourtant, dès la première chanson de Germaine Lauzon qui a gagné son million de timbres-primes*, j’ai su que ça allait être un bon spectacle. Et puis c’est encore mieux quand ses voisines, soeurs et belles-soeurs déboulent dans sa cuisine pour l’aider à venir coller ses timbres dans des carnets histoire de réclamer ses primes pour meubler son appartement en neuf.Plus la veillée passe, plus les jalousies et les drames personnels se font ressentir jusqu’à ce que la pauvre Germaine en perde son sourire.
A savoir si la pièce écrite il y a près de cinquante ans a vieilli, je pense que oui. Pour les gens de ma génération cette façon de parler et ce mode de vie a disparu. Pourtant les personnages réussissent à nous évoquer une grand-mère ou une grande tante. Et puis dans le fond les soucis de travail, d’amour et de famille restent des thèmes universels.
C’est vraiment un super spectacle avec 15 bonnes actrices et quatre musiciens sur scène. Nous n’avons pas eu l’honneur de voir Marie-Thérèse Fortin dans le rôle de Germaine Lauzon mais sa doublure dont je ne connais malheureusement pas le nom et qui a été très appréciée.

 

Les rires n’ont pas arrêté de fuser dans la salle qui était comble. A la sortie du théâtre, les parisiens échangeaient sur leur moment favori de la pièce – le signe indiscutable d’une soirée réussie.

Le clou du spectacle a certainement été la judicieuse mise en scène de René-Richard Cyr, du décor, à la direction des actrices tout était parfait. La pièce se joue dans un seul décor avec peu d’entrées et de sorties des comédiennes mais grâce au dynamisme insufflé par des déplacements chorégraphiés la pièce n’est jamais statique.

Pas de chance pour les parisiens car les Belles-soeurs ont remballé leurs valises pour le Québec le 7 avril dernier. Les québécois auront plus de chance car il y a des représentions de prévues jusqu’à la fin de l’année. D’ailleurs, elles seront au Monument National à Montréal du 20 au 29 septembre prochain.

En aparté, j’aimerais seulement souligner que le théâtre du Rond-Point, du moins sa salle Renaud-Barrault, est confortable et moderne. Cela permet de réserver des places où l’on est certain de pouvoir voir la scène sans devoir se contorsionner.
*L’aïeul des cartes de points de fidélité

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