Le Passage obligé de Michel Tremblay

Après avoir refermé la Traversée des sentiments de Michel Tremblay, je m’étais juré de ne pas acheter les tomes suivants de la Diaspora des Desrosiers. J’avais été déçue par ce troisième tome que je n’avais pas trouvé à la hauteur des deux romans précédents tant au niveau de l’écriture que de l’histoire. A la fin du livre, Tremblay nous avait fait la délicate attention de nous proposer quelques pages en avant-goût du Passage obligé mais ces pages m’avaient plus rebutée que séduite. Et puis, à 20€ ou 26$ le livre on n’a envie d’être satisfait de notre lecture parce que ça fait un sacré budget pour deux cents pages.

Cette résolution avait été prise sans compter que je suis un être faible face au meilleur romancier du Québec (de la francophonie?) et lors de son passage au Centre Culturel Canadien je me suis acheté le Passage obligé. Je n’avais pas d’autre excuse que je me sentais obligée de le lire avant de passer à la Grande mêlée, tome final de cette trilogie comptant maintenant cinq livres*.

Le livre m’avait été dédicacé par l’auteur, il était mieux d’être bon!

Contre toute attente, je n’ai pas été déçue par ce livre: on n’y retrouve Rhéauna à Sainte-Maria-de-Saskatchewan qui s’occupe de ses sœurs et de son frère. Leur mère, Maria, restée à Montréal hésite à demander à ses enfants de revenir vivre avec elle. Fidèle à elle-même, elle partage son temps entre les parties de cartes avec ses soeurs et ses nuits au Paradise.

La pauvre Nana est obligée de devenir adulte avant son heure et d’assumer le ménage de sa grand-mère au bord de l’agonie. Pour s’évader de son quotidien, elle se plonge dans les histoires de Josaphat-le-violon remplies de farfadets et de personnages fantastiques. Des contes qui la suivront longtemps …

Avec ce livre j’ai renoué avec la Diaspora des Desrosiers, j’ai retrouvé l’écriture chaleureuse de Tremblay remplie de menus détails qui donnent une profonde richesse à ses histoires. Je suis contente de ne pas m’être arrêtée à la mauvaise impression que m’avait laissée la Traversée des sentiments car maintenant j’ai hâte de découvrir la Grande mêlée.

Parallèlement, en compilant les couvertures de cette saga romanesque je m’aperçois que bien que le choix des illustrations soit cohérent, celui des typographies est très inégal. Drôle d’idée de ne pas avoir souhaité une présentation uniforme pour cette série. Je me demande bien ce qui a motivé le choix de Leméac et d’Actes Sud.

* Oui, une trilogie de cinq livres et non une pentalogie car au départ il n’y avait que trois romans d’annoncés mais Tremblay s’est laissé emporter par l’histoire et nous a pondu deux romans supplémentaires. Ce n’est pas moi qui va s’en plaindre 😉
 

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