Charlotte Simmons

J’ai eu envie de lire ce livre de Tom Wolfe après avoir lu The Electric Kool-Aid Acid Test (1968) pour un cours de journalisme. Les mauvaises critiques au sujet de ce livre m’ont pourtant découragée de le lire. En général, les critiques disaient que Wolfe n’avait pas réussi à dépeindre la vie universitaire avec assez de réalisme.

Critique valant une insulte car Wolfe fait partie des précurseurs du Nouveau Journalisme, une technique d’écriture qui allie les recherches journalistiques et l’écriture romancée. Cela donne des livres très réalistes bien que l’histoire reste fictive. »Show, don’t tell* », une maxime constamment martelée dans la tête des journalistes en devenir est aussi présente dans l’écriture de cet ancien journaliste. Ses livres sont souvent remplis de descriptions** qui nous mettent dans l’ambiance et nous donnent l’impression de vraiment connaître ses personnages. Voir de deviner ce qu’ils pensent.

Elle est Charlotte Simmons

Charlotte est une jeune fille du sud des Etats-Unis qui a la chance de pouvoir aller étudier dans l’une des meilleures universités du pays grâce à des résultats scolaires exceptionnels qui lui donnent droit à une bourse.

Une fois le semestre commencé, la pauvre petite Charlotte a l’impression d’avoir atterri dans un tout autre univers. Ses camarades de classe font partie de la haute société et sont plus intéressés par des activités « parascolaires » comme le sexe ou les fêtes que par les cours.Elle qui croyait enfin laisser les péquenots de son village derrière et d’entrer dans le monde du savoir et de la culture est désemparée. Charlotte est donc condamnée à errer entre les univers des sportifs (jocks), des fêtards (frat boys) et des intellectuels de gauche (dorks) sans jamais pouvoir vraiment y trouver sa place …

Mon appréciation

La façon d’écrire de Wolfe est toujours un peu déconcertante au début, ensuite on s’y habitue et on entre vraiment dans l’histoire grâce au rythme et au réalisme de ses dialogues. J’ai trouvé le livre passionnant au point d’avoir eu de la difficulté à le poser avant d’avoir terminé la lecture de ses 736 pages.

J’ai apprécié ce roman car malgré ses détracteurs, j’ai trouvé la satire sociale de l’université juste, bien que très romancée. Si les universités canadiennes sont beaucoup moins tournées vers le sport et qu’elles n’abritent pas de fraternités comme leurs homologues américaines, j’ai eu néanmoins l’impression d’avoir un jour ou l’autre croisé les divers personnages durant mes études.

Ce n’est pas un grand roman dans le sens que je ne crois pas le relire un jour et qu’il ne doit pas faire l’objet d’études littéraires. Mais bon, la lecture fut agréable et je le conseille !

 

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* Montre, ne le dit pas
** Les descriptions restent agréables, dis-je pour rassurer ceux qui ont lu « Le Père Goriot »

5 Commentaires

  • Je viens de découvrir votre blogue et je suis absolument charmée!

    Surtout par vos magnifiques photos 🙂

    Je reviendrai vous visiter régulièrement, ça c’est sûr!

  • Guillaume: En tout cas ça fait du bien de faire faire un peu d’exercice au cerveau 🙂

    La Citadine: Merci, vos bons mots me font vraiment plaisir 🙂

    Xtinette: Je ne pense pas qu’on le lise beaucoup en français mais il est beaucoup plus connu aux USA où il a mis en lumière en la Beat Generation.

    Les livres de George: Il est très divertissant en tout cas!

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