Californie: ce n’est qu’un au revoir

Départ de Californie

Pour la première fois, j’ai envie de pleurer dans un aéroport autre que Montréal. Je suis à fleur de peau sous ce soleil qui vient tout juste de se lever et pourtant rien ne m’attache ici. Ma vie est ailleurs. Mais je sais que tellement de choses vont me manquer lorsque je serai partie que j’ai peur de ne pas pouvoir reprendre mon train-train parisien. D’une certaine façon, je suis consciente que la vie que je menais ici ne pouvait être que temporaire et que vivre en Californie en permanence n’aurait peut-être pas le même goût. Malheureusement, les contraintes font partie du quotidien et la seule façon de s’en échapper reste les vacances.

Pourtant je vais m’ennuyer de cet endroit et surtout des rencontres formidables que j’y ai faites. J’ai tellement de difficulté à établir le contact avec les autres en France tandis qu’ici, je n’ai pas passé une journée sans entamer une conversation avec un inconnu pour le plaisir de découvrir une nouvelle personne. La différence étant cultivée aux États-Unis, plutôt que masquée, je n’ai pas eu à me censurer et ça a fait beaucoup de bien.

Je vais m’ennuyer :

  • De l’ex-danseur de Michael Jackson qui nous a fait une représentation privée à l’auberge
  • De mon ami Will qui a tout quitté au Colorado pour travailler dans l’industrie du cinéma
  • De Treeman, un artiste qui se transforme en arbre et qui possède la plus petite galerie d’art au monde
  • Du mec à un bras, maquillé comme le joker qui était toujours « as high as the sky »
  • De Peter, un jeune homme qui essaie de quitter les gangs pour réaliser son rêve de devenir écrivain
  • De Ian, qui était pilote aux Philippines, mais qui a changé de branche et rêve de travailler pour Google
  • De Phena, aussi étudiante aux Philippines qui est toujours de bonne humeur
  • De Matt et Steve, deux Australiens complètement déjantés qui ont déjeuné avec moi
  • De Patrick, un fermier australien qui ne faisait pas du tout son âge, mais qui avait tout un accent
  • Du conducteur de navette yougoslave super sympathique qui a vécu à Paris lorsqu’il avait 7 ans
  • Du Nippo-Coréen qui travaillait dans une banque, mais qui a aussi un magasin de bandes dessinées, car c’est sa passion
  • De Big Bill, from Memphis, Tennessee rencontré au hasard d’un arrêt d’autobus

Plus généralement, je vais m’ennuyer de l’ambiance de folie qui régnait sur Venice Beach grâce à ses nombreux artistes et ses boutiques indépendantes. Je vais aussi m’ennuyer de vivre avec plein de gens même si ça m’a souvent empêchée de dormir. Je crois que même ma chambre qui puait va me manquer.

Ha mélancolie, quand tu me tiens… Je vais sûrement en rajouter une couche avec mon court passage à Montréal.

Au revoir Californie: surfeur
Au revoir, Californie !

4 Commentaires

  • Si tu passes par Ottawa sur le chemin de Montréal (on sait jamais !) fais-moi signe !

    je comprends la difficulté de rentrer… comme je dis à chaque fois en revenant post-backpacking: « hello frozen hell! ».

    Bon, au moins, on a un beau printemps en ce moment au Canada. En France, je sais pas…

  • L: Ça va déjà mieux 🙂

    Delph: Tellement, le pire a dû quand adolescente je m’étais éprise d’un mignon hollandais dans les caraïbes!

    Zhu: Malheureusement pas 🙁 Mais peut-être que la prochaine fois on pourrait s’organiser?

    Il parait qu’il fait pas mal beau à Paris selon mon chéri 🙂

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