Samedi dernier, après une courte escale à Bruxelles, mon papa et moi sommes arrivés à Bruges vers 9 h. Comme on n’avait aucune idée de quelle direction choisir en sortant de la gare, nous sommes montés à bord du premier bus menant au Zentrum.
Finalement, ça n’a pas vraiment valu la peine de se presser, car la gare se trouvait à peine à 15 minutes de marche du centre-ville. Le prix de notre erreur : deux euros chacun.

Au cœur de la Grande Place de Bruges, j’ai été émerveillée par l’hôtel de ville et ses airs de palais vénitien. Mes yeux furetaient entre cet édifice, le beffroi et les autres bâtiments à l’architecture si particulière de Bruges,


L’architecture médiévale du centre-ville de cette ville flamande montre une opulence dont très peu de villes peuvent se vanter.

La richesse de Bruges vient du fait qu’elle a été un grand important centre d’affaires dès le 11e siècle grâce au commerce de drap et d’étoffes de laine. La ville s’est ensuite spécialisée dans les produits de luxe, ce qui a amené une ère de grande prospérité.

La richesse a pris son essor grâce à la fin des troubles politiques. Une paix amorcée par l’union de la couronne de Flandre et de Bourgogne par le mariage de Maximilien Ier de Habsbourg et de Marie de Bourgogne, la plus riche héritière d’Europe.

Marie de Bourgogne a joué un rôle de mécène et elle fit venir à la cour de Bruges de grands artistes. Bien que la ville est l’une des plus riches jusqu’à la fin du moyen-âge, son déclin s’amorce à partir de la mort de Marie de Bourgogne en 1482.

D’ailleurs, c’est peut-être à cause de ce déclin que la ville est restée aussi belle: ni la Révolution Française, ni la révolution industrielle n’y sont passées.


J’ai adoré déambuler dans les rues et découvrir des statues dans des niches et les riches décorations des maisons qui s’expriment jusque sur les toits. Attention aux torticolis!





En essayant de nous fier à notre instinct, nous avons arpenté les rues vides du centre-ville à la recherche des fameux canaux. Car si le centre de Bruges était joli, nous ne voulions pas manquer les canaux de la Venise du Nord.

Alors on a continué à marcher sans direction fixe.






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