Revenir pour mieux se reposer

Plage de Floride vue de l'océan

Trois semaines de vacances et j’ai l’impression de revenir plus fatiguée qu’au départ! Loin de mon train-train quotidien, mes journées ont été beaucoup plus actives qu’elles le sont d’habitude : on a beaucoup marché et on a essayé quelques sports nautiques. Ça change de mes 7 heures (ou plus) quotidiennes assises devant un ordinateur!

Je me suis aperçue qu’en voyage j’étais atteinte du fameux syndrome de FOMO (fear of missing out ou la peur de rater quelque chose). Une angoisse qui m’empêche de me reposer, de peur de manquer une activité ou un endroit qu’il fallait « absolument » voir. Du coup en trois semaines, je n’ai pas tellement visité les réseaux sociaux ni même utilisé mon Kindle. Non, j’ai passé toute mon énergie à occuper mes journées et à me sentir coupable de ne pas avoir été capable d’en faire plus!

J’aimerais tellement être le genre de personne capable de prendre le temps de s’asseoir et d’écrire toutes mes impressions — préférablement d’une introspection profonde — dans mon carnet de voyage. Mais je préfère toujours faire quelque chose que je ne pourrai pas faire de retour à Paris : nager dans la piscine, profiter de l’océan ou découvrir les lieux à pieds. Je peux enchaîner les activités une après l’autre … jusqu’à ce que je m’écroule de fatigue.

C’est assez étrange parce qu’habituellement je suis plutôt couch potato, mais pendant ces vacances j’avais envie de faire plein de choses et il fallait que l’on me dise STOP. Heureusement que ma famille l’a fait parce que je ne sais pas dans quel état je serais revenue de voyage. À partir de la moitié de la deuxième semaine, j’ai commencé à être vraiment fatiguée et vers la fin de la troisième semaine je n’avais même plus assez de concentration pour lire des panneaux dans un musée.

Il faut dire que je dors moins bien quand je ne dors pas chez moi. Je suis habituée de dormir dans mon très grand lit moelleux, mais ferme avec de super oreillers qui ne me font pas mal au cou. Aux États-Unis, les chambres ne sont jamais très obscures et la qualité de la literie est très variable (malheureusement on ne descend pas toujours au Hilton!). J’ai donc rarement dormi les 8 heures nécessaires à mon repos.

Dans un état de fatigue avancée, j’ai quitté Montréal pour rejoindre d’abord New York et ensuite Paris. Durant les 15 heures qu’a duré mon voyage, je n’ai eu de cesse de penser à mon lit douillet et à ses merveilleux oreillers de duvet. Arrivée à Paris le dimanche à l’aube, j’ai traîné ma carcasse dans le RER avec mes 25 kg de bagages (les taxis c’est NEIN) et dès que j’ai passé la porte, j’ai enfilé mon pyjama pour rejoindre mon lit.

L’unique façon qui me permet de récupérer la fatigue occasionnée par le décalage horaire vers l’est et par un vol de nuit est de dormir toute la journée de mon arrivée. C’est exactement l’opposé de ce qui est préconisé par les experts santé, mais c’est ce qui fonctionne le mieux pour moi. J’ai dormi de 9 h à 17 h et de 21 h à 7 h 30. Le lendemain, j’étais en super forme pour le travail!

Cette semaine en mode high, je me suis réservé des cours de sport à 8 h le matin, cherché une école de kayak en eaux vives jusque tard dans la nuit, essayé de trier mes photos de vacances, voulu m’acheter un stand up paddle board, regardé avec envie les wetsuits, recherché une planche surf sur le bon coin… Bref, trop de choses beaucoup trop vite.

De retour à la case départ : je dors debout et j’attends avec impatience la grasse matinée de dimanche!

Êtes vous capables de vous reposer pendant vos vacances ?

16 Commentaires

  • De plus en plus, mon corps me dit « NON » ! Du coup, je consacre une grande partie de mes vacances à me reposer, et justement à faire des choses que je ne prends pas assez le temps de faire au quotidien : lire, écrire, photographier. L’âge, joue, aussi ! J’ai l’impression d’être moins endurante qu’avant, même pour les court « city trip » de 3 ou 4 jours !
    Bon retour, et bon repos ! En attendant, vivement ton récit de voyage (s’il y a)

    • Je te comprends ! Par contre je crois que les city-trips sont plus fatiguants parce qu’on les fait sans voitures donc on est tout le temps debout !

      Oui, je veux raconter mon voyage !

  • En vacances dans un endroit que je découvre, j’ai du mal à me reposer aussi car j’ai envie de tout voir, un peu comme toi j’imagine! Mais si je vais en vacances dans ma famille au NB, là je suis totalement zen et relaxe: farniente totale! Bon retour 🙂

    • Ça fait tellement longtemps que je n’ai pas visité Montréal que je n’ose pas me reposer quand j’y suis … mais chez mes beaux parents dans un coin plus champêtre, oui !

  • Bon retour dans la vie parisienne, Cynthia ! 🙂

    Je vois que tes vacances ont été bien chargées mais autrement plus plaisantes et dynamiques que ce que le quotidien peut apporter.

    Pour ma part, je partage ta difficulté de dormir dans une literie qui n’est pas la mienne. Sauf dans l’hôtel où je suis actuellement (car je suis en vacances « spéciales »), où j’arrive à faire des nuits extra-longues sans me réveiller en pointillés. J’en suis la première étonnée.
    Je ne suis pas du genre à faire un maximum d’activités une fois que je suis sur place. J’en suis au stade où je préfère faire moins de choses mais de les faire à fond et surtout de les faire à pieds. En général, j’arrive à faire un peu plus que ce que j’avais prévu mais j’ai remarqué qu’avec le temps et ma petite santé, j’ai besoin de m’économiser plus souvent (m’asseoir de temps en temps, boire beaucoup d’eau, arrêter de me convaincre que je peux fournir tant d’énergie qu’avec un sandwich dans le ventre et ce genre de bêtises). Comme pour mon voyage en Nouvelle-Zélande, j’ai choisi de ne faire qu’une île sur les deux pour éviter de m’éparpiller. Et il faudra que je retourne de toutes façons sur l’île déjà faite pour faire ce que je n’ai pas pu faire par élimination ! Mes journaux de bord / journaux intimes me sont indispensables partout où je vais également. Ca serait drôle qu’ils tombaient dans des mains inconnues d’ailleurs…

    J’espère que nous aurons le droit à quelques billets qui partageront certaines de tes expériences estivales. Enfin, dès que tu auras récupéré comme il faut évidemment !

    A bientôt, bon week-end !

    • Tant mieux si tu dors bien, ça aide à avoir plus d’énergie ! C’est une bonne idée de se limiter dès le stade de plannification!

      Je souhaite vraiment partager mes expériences, même si je sais que j’ai souvent de la difficulté à tenir mes promesses à ce niveau là!

  • Comment as-tu pris cette belle photo??

    C’est pas pour jouer la martyr, mais imagine, avec un gosse c’est encore pire. Tu ne peux pas vraiment être tranquille dans l’avion et somnoler, et oublie l’idée de récupérer à la maison après (à moins d’avoir quelqu’un qui peut prendre le gosse en question). J’ai pour une fois dormi suffisamment en France, mais on est reparti avec un déficit de sommeil (départ à 4 h 30 du mat’, puis avion… tu connais). Depuis, aucune grasse mat’ :-((

  • C’est avec la GoPro et son boîtier étanche … ça ouvre plein de possibilités 🙂

    Je te crois sur parole que ça doit être bien plus difficile avec un enfant, en plus il y a certaines choses que nous n’aurions pas pu faire, en tout cas pas les deux ensembles comme la plongée en apnée.

  • je suis exactement comme toi, je pratique le FOMO (addict depuis toujours aux vacances où on se dépense un max) alors que mon chéri (qui bosse encore) me crie stop, arrêtons nous, je veux de vraies vacances! c’est vrai que je veux TOUT voir, TOUT essayer, et les vacances deviennent fatigantes..cet été nous étions dans de beaux hôtels, avec une bonne literie, mais NY vit 24H sur 24 et on dort mal..j’avais aussi hâte vers la fin de retrouver mon lit! hâte à ton récit de vacances..

  • Même si le voyage est ce qui m’anime et rythme ma vie (dès que possible), je me félicite de ne pas être victime du syndrome FOMO. J’essaie toujours de faire et voir le plus possible sans que cela devienne éreintant, un dosage à trouver.
    Je suis beaucoup dans la contemplation, aussi je délaisse souvent les activités trop physiques ou sportives au profit de balades pépère où j’ai tout le temps nécessaire pour me poser, et profiter du moment plus sereinement.

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