J’étais PC, je suis Macbook Pro

Mon nouveau Mac

Quelle déception ce Macbook Pro! Alors que je m’attendais à passer la soirée à configurer mon nouvel ordinateur, comme je dois le faire à chaque nouveau PC, j’ai été mise devant un ordinateur 100% fonctionnel. Même pas de Mcafee à désinstaller ni d’icônes inutiles à effacer.

Encore pire, mon ordinateur s’est synchronisé  seul avec ma Freebox et j’ai pu immédiatement tester le protocol Airplay en regardant des vidéos Vimeo HD sur mon téléviseur. Après une minuscule manipulation, j’ai configuré la sauvegarde de mon ordinateur via Time Machine sur la box.

Et puis la batterie étant arrivée déjà chargée, j’ai pu immédiatement tester son autonomie. Ils ne savent pas être précis chez Apple, l’ordinateur annonçait une autonomie allant jusqu’à neuf heures, j’en ai tiré plusieurs heures de plus dès la première utilisation. Un changement de paradigme si je le compare avec mon ancien laptop qui avait une autonomie théorique de quatre heures mais dont je n’ai jamais pu en tirer plus de deux heures.

Pourquoi passer à Mac?

Difficile de ne pas aimer mon premier Mac, une machine ultra-puissante mais légère et compacte. J’ai toujours eu des PC, depuis le MS Dos jusqu’à Windows 7 en passant par les abominables Windows ME et Vista. J’avais besoin d’un nouvel ordinateur portable mais la perspective de passer à Windows 8 ne m’enchantait pas. On me souffle dans l’oreillette que j’aurais pu passer à Linux et je l’aurais fait avec plaisir si seulement les logiciels Adobe étaient compatibles avec ce système d’exploitation.

Alors que je regardais les ultra-book tournant sur Windows, j’ai eu l’idée d’aller voir ce qui se faisait chez Apple. J’ai eu la surprise de constater que leurs prix avaient baissés et qu’à PC sensiblement équivalent (Asus Zenbook) le prix était le même. Un bon point pour Apple était que les ordinateurs portables n’étaient pas encombrés d’écrans tactiles énergivores et inutiles dans mon cas.

En visitant le Apple Store Opéra, je me suis d’abord intéressée au Macbook Air qui est un ordinateur ultra-léger avec une autonomie sur batterie incroyable. Presque conquise mais pas encore convaincue, je suis passée devant la table des Macbook Pro et leurs fameux écrans rétina. C’était une grossière erreur de ma part, parce qu’après cette vision il m’était devenu impossible de m’enlever cette image si nette et si dense de mon esprit. J’ai finalement opté pour le Macbook Pro plutôt que pour le Air parce que ses spécification techniques convenaient mieux pour la photo et le vidéo.

 

Mais était-ce bien raisonnable de passer chez Mac ?

Ayant déjà travaillé dans des labo info Mac à l’université je savais déjà qu’Apple n’est pas un monde aussi fermé que certains veulent le faire croire: les fichiers Office ou photoshop sont lisibles sans souci sur PC et vice-versa. En plus, j’étais déjà séduite par l’idée que les logiciels de bureautique, montage vidéo et de traitement de l’image étaient inclus avec le système d’exploitation Maveriks.

Ceci étant dit, je n’achète pas le côté « OS X ne plante jamais en plus d’être immunisé contre les virus » parce que dans notre labo il y avait souvent des ordinateurs hors service et j’ai quelque fois perdu mon travail parce que mon Mac avait planté. Il ne faut pas oublier que Windows s’est amélioré de ce côté là et qu’avec la version 7 je n’ai jamais eu de souci hormis la carte graphique de notre Franken-PC qui nous a donné quelques Blue Screen of Death mais c’est plutôt un problème matériel que logiciel.

Je suis passée par la boutique Apple en ligne pour commander mon ordinateur car au début je souhaitais une configuration personnalisée. Finalement, j’ai opté pour le 13 pouces 8GB et un SSD de 256 GB standard parce que le prix des améliorations étaient élevés et qu’en creusant j’ai réalisé qu’un double coeur i7 au lieu d’un i5 ou encore 16 GO plutôt que 8 GO de RAM ne changerait pas grand chose pour mon type d’utilisation.

Je l’ai tout de même acheté en ligne parce que ça me permettait de choisir un clavier du Québec. J’ai beau bien me débrouiller sur les clavier AZERTY, je trouve les QWERTY bien plus pratiques surtout que ce clavier permet de faire des cédilles majuscules. ÇÇÇÇÇÇ, yes!

Alors satisfaite de mon Macbook Pro Retina ?

Je n’ai jamais eu un laptop aussi performant et aussi beau. En utilisation normale il reste frais et extrêmement silencieux. S’il doit travailler plus fort, on entend bien le ventilateur mais grâce au chassis en aluminium l’ordinateur se refroidit rapidement.

En une petite soirée je me suis familiarisée avec l’environnement Mac et j’ai trouvé sans problème tous les logiciels dont j’ai besoin.  Je trouve que l’interface est facilement personnalisable et me semble plus tourné vers les besoins de l’utilisateur que Windows.

J’aime énormément le protocole Airplay qui permet de reproduire l’un de mes bureaux sur la télévision pour, par exemple, regarder un tutorial et l’appliquer en même temps.

Il m’a fallu un petit temps d’adaptation pour apprendre les nouveaux raccourcis en remplaçant ctrl par cmd.  Mais une fois habituée il y a des chose que je trouve très utiles comme le fait que dans toutes les applications le raccourci « ⌘ , » ouvre le menu des préférences.

L‘écran Rétina a l’avantage d’être très net et c’est étonnamment reposant pour les yeux mais ce seulement si les sites et les programmes aient été adaptés aux écrans à très haute définition. La qualité de la dalle est aussi impressionnante, car les images restent identiques peu importe l’angle de vue. Le clavier est très confortable et si au début j’avais l’impression que le rétro éclairage était un gadget, mais au final je trouve que c’est vraiment un plus.

J’ai eu la bonne surprise d’installer Civilization V via Steam et le jeu fonctionne bien même s’il fait tourner à fond la carte graphique intégrée. Je ne sais pas si les performances seront aussi bonnes avec des jeux plus récents mais ça m’importe peu parce que je joue surtout sur ma Nintendo 3DS.

La batterie a une bonne durée de vie qui me permet de surfer sur le net, écrire et faire un peu de Lightroom pendant environ 10 heures.

Mon Macbook Pro Rétina 13″ répond à toutes mes attentes et j’en suis d’autant plus heureuse qu’il est tout léger dans mon sac à dos. Pour l’instant je n’ai pas pris la prolongation de garantie AppleCare car j’ai trouvé le prix de 250 Euros élevé mais j’ai un an après mon achat pour y réfléchir.

Adieu les PC ?

Aussi satisfaite de mon Macbook que je puisse l’être je ne suis pas pour autant prête à abandonner les ordinateurs de bureau PC. Les PC à monter soi-même permettent de se construire un ordinateur puissant répondant à nos besoins pour un coût beaucoup moins élevé que ce que propose Apple.

Malheureusement, Apple ne permet pas d’installer son système d’exploitation sur les machines ne sortant pas de leurs usines. Ainsi cet ordinateur tournera obligatoirement sous Windows, à moins qu’Adobe se décide à développer ses logiciels pour Linux.

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8 Commentaires

  • On a eu des cheminements et problématiques similaires. J’ai été élevé à l’IBM PC avec les OS de Microsoft, de DOS à Windows. Quelque part dans ma vie professionnel, l’instabilité de Windows m’a fait changer pour Linux. C’est toujours possible de faire tourner les produits Adobe sous Ubuntu en utilisant une machine virtuelle avec une installation de Windows, mais c’est vrai que c’est un peu du bricolage. J’adore Linux, mais pour diverses raisons, l’année dernière, j’ai voulu trouver une solution plus radicale. Un ordinateur fonctionnel, un OS très stable, le confort des systèmes Unix et l’abandon des systèmes D qu’on met deux plombes à configurer.
    J’ai toujours eu de grandes réserves sur Apple (en particulier sur leur côté fashion), mais le travail passant avant tout, j’ai testé le Macbook Pro. Ca m’a un peu brisé le coeur, mais je dois bien avouer que c’est le meilleur outil avec lequel j’ai jamais travaillé. L’ordinateur lui-même est d’un confort spectaculaire (le clavier, l’écran retina-adieu-les-migraines, le touchpad…), l’OS est stable et sa similarité avec Linux me le rend facile d’utilisation, tous les périphériques sont installés en un click (ça c’est le gros malus de Linux), toutes mes apps fonctionnent nativement (adieu les VM) et à ma grande surprise, un grand nombre de jeux vidéo tournent sous Maverick. Aucun regret, vraiment. Peut-être juste le fait que la communauté OpenSource semble un peu moins développé dans les app Mac… mais ça change progressivement avec HTML5 et les outils cross-platform.

  • Je suis ravie voir limite hystérique de découvrir ton blog aujourd’hui suite à ton commentaire parce que : 1 – Tu es québécoise et que je voue un amour inconditionnel au Québéc (love-chantilly-et-popcorn) 2 – Ton blog est d’une beauté et d’un esthétisme qui touche ma sensibilité en plein cœur 3 – Tu fais des illustrations de fou … et j’en passe & des meilleurs ! Tu peux me compter dans tes stalker 😀

    http://www.unefillederable.com

  • Chouette, contente qu’il te plaise 🙂 T’as essayé d’envoyer ton curseur dans les coins de l’écran (en haut à gauche et à droite)? Je trouve ça génial comme système! Je peux utiliser un PC (au boulot) mais ces deux fonctions me manquent toujours beaucoup!

  • Je crois que ce qui me pousserait à prendre un Mac serait surtout la qualité de l’écran (Retina, et surtout IPS), compacité, poids, et autonomie. Mais en grand Linuxien, je ne suis pas encore prêt à faire le grand saut… Du coup, alors que mon portable commence à faiblir (j’ai déjà dû remplacer la batterie, et je vais sûrement devoir racheter un écran bientôt…), j’écume le net…

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