Aujourd’hui un autre billet que celui-ci était programmé, mais au vu des événements d’hier il me parait d’une vacuité indécente. Le Mercredi 7 janvier, douze personnes ont été assassinées pendant la réunion de rédaction du journal satirique Charlie Hebdo. Les gens visés par cette attaque étaient d’abord des dessinateurs, Cabu, Charb, Honoré, Tignous et Wolinski qui ont toujours revendiqué la liberté de rire de tout. Il ne faut pas oublier les deux policiers qui ont été exécutés, Franck Brinsolaro et Ahmed Merabet ainsi que Frédéric Boisseau, Elsa Cayat, Bernard Maris, Mustapha Ourra et Michel Renaud.
Cet acte d’une violence insoutenable est profondément révoltant, au point où il ne semble pas exister assez de mots pour exprimer tout le désarroi que je peux ressentir. Hier soir, impossible de faire autre chose que passer à la Place de la République pour rendre hommage aux victimes et ensuite pleurer devant le téléviseur. J’ai beau être d’ordinaire démocrate, j’avoue que je n’espère pas qu’on arrête vivant les barbares qui ont commis ces actes. C’est une chose terrible à penser, mais je ne vois pas quelle place dans la société pourrait avoir ces hommes alors qu’ils en ont bafoué l’un de ses piliers élémentaires.
Mais ne nous laissons pas aller à la violence, car comme on dit en anglais « violence begets violence, » (la violence engendre la violence) et ça serait la pire chose qui puisse nous arriver. Sans vouloir trop m’avancer alors que les suspects sont toujours en cavale, je reste persuadée que nous avons affaire à des hommes fous isolés qui ne sont pas représentatifs d’un groupe ou d’une religion.
Comme bien des Français, je me sens terriblement endeuillée et j’ai décidé de participer au deuil national en ne bloguant, Twittant ou Facebookant pas sur un sujet autre que la tragédie que nous avons vécue hier. Après, la vie reprendra son cours, car nous ne devons pas avoir peur. La peur serait la victoire du terrorisme sur la liberté.
Sur ce, je vous laisse sur la plus belle chanson québécoise qui n’a jamais été composée.
L’horreur ne s’est pas arrêtée le 7 janvier.
Le 8 janvier Clarissa Jean-Philippe, policière municipale,a été assassinée à Montrouge au sud de Paris.
Le 9 janvier suite à une prise d’otages dans un hypermarché cacher de la Porte Vincennes, Philippe Braham, Yohan Cohen, Yohav Hattab, et François-Michel Saada ont été assassinés.
Les trois tueurs ont été éliminés par la police lors des assauts donnés afin de libérer des otages.


Répondre à elPadawan Annuler la réponse