Se laisser porter par l’accent québécois

Pont Alexandre III la nuit
Pont Alexandre III la nuit

Hier, j’attendais Réjean dans le quartier St-Michel qui est l’un de mes favoris à cause de ses petites rues étroites et du cinéma Galande qui présente le Rocky Horror Picture Show tous les week-ends. Comme j’avais trente minutes d’avance, j’ai entrepris de me balader pour profiter du soleil de fin d’après-midi.

Ainsi je marchais tranquillement lorsqu’à travers les passants, il parvint à mes oreilles un accent québécois bien typé. C’était un accent grasseyant comme celui de ma professeure de religion au primaire. Je restais figée sur place; j’ai senti comme une bouffée de souvenirs qui m’emporter. J’ai eu soudain l’envie folle de suivre cette dame et son fils pour écouter leur conversation qui n’avait rien d’intéressant. J’étais intéressée par la forme, pas le fond.

Dans un instant de lucidité, je me suis demandé : « suis-je assez désespérée pour suivre des Québécois dans la rue en quête d’un bout de chez nous? » Je suis restée sur place encore quelques secondes, jonglant toujours avec la possibilité de filer ces gens qui ont croisé mon chemin et réveillé plein de choses en moi.

Finalement, je décidais de poursuivre ma balade. La raison avait triomphé sur les pulsions.

Au grès de mes déambulations, j’ai trouvé l’église Orthodoxe grecque que j’ai souvent voulu visiter. Ma chance fut qu’elle était ouverte, mais j’ai été rapidement déçue : le style bidouillé durant la révolution était quelconque. La seule trace authenticité était une sépulture mérovingienne. Il dut y en avoir plusieurs qui ont disparu parce que ce bâtiment religieux était situé au carrefour de deux voies romaines. Je m’attendais à voir une petite chapelle romane ou du moins une partie en gardant le souvenir, mais la facture était plutôt du 18e siècle. Maudite révolution…

J’aurais mieux fait de continuer de suivre mon groupe de Québécois, ou encore mieux d’en trouver un autre avec une conversation plus intéressante!

1 Commentaire

  • ça m’est souvent arrivé au détour d’une rue d’entendre l’accent… je crois m’être arrêtée une fois ou deux seulement. Les deux fois, j’ai eu une belle discussion sympathique avec la personne ou le groupe. Ça fait du bien quand on est partis depuis longtemps de pouvoir discuter entre canadiens 🙂

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