Mon Paris imaginaire

Mon Paris imaginaire : planète immeuble

Ce qui est le plus désagréable à propos de Paris, c’est le fossé qui existe entre la ville romancée par notre imagination collective et le Paris du réel.Mon Paris imaginaire: Tour Eiffel et caroussel

Mon Paris imaginaire trouve ses racines dans les chansons des Charles Aznavour, les romans de Balzac, les peintures de Toulouse Lautrec, le Saint-Germain-des-Prés de Sartre et Beauvoir… C’est un Paris sophistiqué, intellectuel et onirique qui rayonne de tous ses feux.

Mon Paris imaginaire : pigeon

Pourtant, je ne peux pas sortir une journée sans voir une personne pisser en pleine rue, je me fais agresser chaque jour par des marginaux campant devant ma porte, les gens sont de mauvaise humeur et individualistes jusqu’au bout des ongles, pas particulièrement plus cultivés qu’ailleurs, l’hygiène publique est souvent déficiente, les bibliothèques sont minuscules, les équipements municipaux inadéquats, la gastronomie ne se déguste pas dans le bistro du coin, le monde de la culture est contaminé par les trucs américains… Les problèmes contemporains touchent Paris comme toutes les autres villes.

Mon Paris imaginaire : métro Pasteur

Bref, je dois avouer que mes espérances ont été réduites à néant depuis mon arrivée. C’est d’ailleurs pour cette raison que je parle peu de mon expérience française et parisienne : elle est tellement teintée de négatif que je n’ai pas envie de contaminer d’autres personnes par ce sentiment. Car après tout, chacun a assez de désagréments dans sa vie pour avoir envie de lire ceux des autres lors des rares moments de détente.

Mon Paris imaginaire : mirroir

En proie à un dégoût extrême lors de mes sorties, je suis restée enfermée très longtemps. J’aimais mieux mes 4 murs à la peinture écaillée qu’un Paris qui me décevait. Alors, je n’avais que très peu de choses à raconter. Mais voilà, est-ce vraiment Paris qui me déçoit ou un Montréal trop idéalisé qui reste ancré dans ma mémoire? C’est difficile à dire.

Mon Paris imaginaire : statue de la liberté

Pour la première fois depuis longtemps, j’ai décidé d’aller faire une très longue balade avec mon Akira adoré. Je n’avais pas vraiment prévu de faire une marche marathon, je voulais seulement prendre des photos d’Akira au parc pour des essais en noir et blanc.

Mon Paris imaginaire : Tour Eiffel

Eurêka! J’ai retrouvé une trace tangible de mon imaginaire dans les images que ma caméra capturait. Portée par cette redécouverte, je suis partie à la quête de mon Paris, celui que j’ai toujours eu en tête. En l’espace de 4 heures, j’ai oublié tous les pickpockets des champs de mars et la saleté environnante. L’air est devenu agréable, chaud, mais doux et les couleurs se sont réchauffées. Je me suis enfin sentie en communion avec cette ville.

Mon Paris imaginaire : coeur post-it

Cette expérience me fait espérer une vie meilleure ici…

*Pour voir les photos d’Akira : Blog d’Akira le Shiba

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1 Commentaire

  • C’est ce qu’on appelle le syndrome de Paris, terme réellement médical et pathologie qui touche principalement les touristes japonais. J’ai vécu quelques mois rue de Sèvres dans le 15e, à proximité de l’hôpital Necker et je suis parti rapidement vers le sud-ouest. Trop de bruit, trop cher, trop… Mais le temps d’une fin de semaine, Paris reste très agréable à visiter.

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