Et une année de plus

Et une année de plus

Chaque année, je reçois une facture : payez 200 $ ou disparaissez du web. La disparition est trop difficile à envisager. Donc je paie.

Cette année, j’ai reçu un gentil courriel d’un lecteur qui a trouvé mon blogue dans cette mer infinie de contenu et qui a pris le temps de me dire le plaisir qu’il avait éprouvé en me lisant. Flattée, j’ai renouvelé avec plus d’empressement qu’à mon habitude.

Reste que j’ai de la difficulté à réinvestir les lieux.

Ce n’est pas tant le goût qui manque, mais j’ai du mal. Mal avec la vie d’une quarantenaire de classe très moyenne, avec un travail qui est beaucoup plus prenant qu’en 2008 et plus globalement avec la « mornitude » de notre époque.

D’autant plus que les réseaux sociaux me pèsent en ce moment, j’essaie de me limiter à 20 à 40 minutes par jour. Et de cette difficulté, je constate en même temps que du contenu plus vrai et plus normal ferait du bien. Il existe sans doute encore, mais il ne nous parvient plus. Les algorithmes qui nous poussent vers le spectaculaire, le luxe et la perfection. Et puis, quand les humains ne sont plus assez fabuleux, on nous sert des influenceurs issus de l’intelligence artificielle.

Donc voilà.
Un sursis d’un an pour cette parcelle du web.
Elle restera en jachère.
Ou pas.


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