Lundi matin j’ai eu la surprise de retrouver le jardin des tuileries très verdoyant comme si les feuilles avaient soudainement émergé durant la nuit. J’ai pris le temps de me balader un peu parce que j’étais en avance et aux détours des allées, la chanson du Pic bois de Beau Dommage a retenti dans mes oreilles.
Déjà que Beau Dommage a tendance à me rendre très nostalgique, ou comme on le dit si bien anglais homesick, cette chanson a injecté dans mon cerveau une foule de souvenirs de la campagne québécoise dans ce qu’il y a de plus beau: ses lacs, de ses forêts et de sa faune.
Devant ce beau jardin dont les arbres sont parfaitement alignés et sous le bourdonnement incessant des voitures qui bouchonnent sur les quatre voies de la rue de Rivoli, il n’y a aucune illusion de naturel. C’est face à cette beauté ordonnée que je n’ai pas pu m’empêcher de verser quelques larmes. Mes racines me manquent et j’aimerais tellement pouvoir combiner la vie trépidante de Paris avec un chalet dans le nord au bord du lac, dans la forêt où on pourrait passer du temps en famille. Dur dur de combiner ces extrêmes à moins de trouver une île au milieu de l’Atlantique!
Mais voilà, il faut fonctionner, quand la chanson a enchaîné sur quelque chose de plus joyeux, j’ai sorti mon miroir histoire de vérifier mon maquillage et de remettre un petit coup de rouge. Après avoir frayé mon chemin à travers les hordes de touristes, je suis rentrée au travail histoire d’entamer mon deuxième mois en tant que secrétaire.



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