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| (cc) Furryscaly |
Ce matin j’avais pris congé afin de régler plusieurs tracasseries administratives.
D’abord je suis rendue chez mes amis de la sécurité sociale (assurance maladie). Ils m’avaient envoyé un joli courrier m’annonçant que j’étais enfin affiliée à la sécurité sociale et qu’il ne suffisait que de mettre ma carte à jour pour enfin devenir quelqu’un de normal ayant accès normalement aux soins. C’est bien beau sauf que ma carte ne fonctionne plus : elle est inactive.
Je suis donc allée les visiter afin de rendre mon ancienne carte. J’ai appris que c’était normal qu’elle était inactive car c’était une carte pour étudiants et que comme je passais au statut de travailleur c’était incompatible. Je suis restée calme devant les subtilités de la carte Vitale car la dame a pris l’initiative de me proposer de m’imprimer des attestations d’affiliation et a fait des trucs son ordinateur pour régler mon problème.
Maintenant je dois attendre de 15 à 20 jours afin de recevoir par la poste un formulaire qui me permettra de demander une nouvelle carte. Éventuellement, je recevrais celle-ci dans un mois. Je prévois la recevoir en 2013.
Forte de ce grand succès, je me suis mise en route pour l’antenne de la préfecture de police qui s’occupe d’échanger les permis de conduire des étrangers. Je leur avait déjà rendu
une visite en août mais comme ils ne pouvaient recevoir mon dossier à ce moment je devait y retourner après le 1er octobre.
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| (cc) Mondopanno |
Une fois arrivée, je m’aperçois que je me suis trompée de station de métro, ou plutôt de ligne. Ce n’est pas dramatique car je me trouve à 1 km de la destination et je sais à peu près où ça se trouve, je décide de marcher bien que je n’apprécie pas du tout le quartier où je me trouve (18e).
Je m’aperçois que je dois traverser un tunnel et je ne suis pas rassurée par les deux junkies qui se disputent à côté de moi. De toute façon après avoir examiné de plus près le tunnel, je m’aperçois que les trottoirs sont condamnés. Un bus arrive et il peut me déposer à deux pas de la préfecture alors je monte.
A mon arrêt, j’essaie de descendre mais des gens qui essaient de monter me bloquent le chemin. “Pardon.” “Excusez-moi.” Personne ne bouge alors je descends en mode football américain, sans faire exprès j’écrase le pied d’un homme qui me bloquais le chemin. Il se fâche mais je n’écoute pas sa colère et je me presse sur le trottoir. Je me retourne afin d’être certaine qu’il ne me suit pas, et je suis soulagée de voir qu’il est monté dans le bus.
A la préfecture j’ai droit au contrôle de sécurité, comme à l’habitude. Quand j’arrive dans la salle des permis de conduire je m’aperçois qu’il y a beaucoup de monde qui attend mais il reste plusieurs places assises. Je suis contente, je me dis que j’en ai pour jusqu’à 15h00 ou 16h00 ce qui me donnera le temps de faire quelques boutiques après.
Je prends mon mal en patience et j’attends debout afin de passer au triage. Après une bonne trentaine de minute, j’arrive devant une jeune fonctionnaire dynamique qui m’annonce que j’ai tous les papiers nécessaires mais qu’ils ne distribuent plus de tickets avec des numéros pour la journée.
J’essaie d’expliquer que c’est tout de même la deuxième fois que je viens et que ce n’est pas facile pour moi de prendre congé. Rien à faire, on me dit de revenir un autre jour comme si je n’avais que ça à faire de visiter la préfecture de police!
Bref, je sors vraiment frustrée de la préfecture, ce n’est pas la faute de la fonctionnaire qui m’a accueilli mais plutôt du système qui est malade. J’ai l’impression qu’il y a toujours une condition nouvelle pour obtenir mes papiers et qu’on fait exprès de me faire perdre mon temps.
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| (cc) Réjean Vezini |
J’appelle Chéri pour qu’il vienne manger avec moi dans un restaurant coréo-japonais avant que je retourne travailler. Dans le métro des musiciens avec des instruments mal accordés viennent me casser les oreilles. Pour contrer le bruit je plonge ma main dans mon sac pour y trouver mon Nintendo DS qui me sert de baladeur numérique.
Je refais le tour de mon sac plusieurs fois, ne trouvant pas mon étui je plonge la tête dans mon sac mais je dois me rendre à l’évidence que ma DS ne s’y trouve pas. J’étais pourtant persuadée de l’y avoir placé ce matin. Tant pis, je subis la torture musicale.
Chéri arrive avant moi au restaurant et m’appelle pour savoir ce que je veux afin qu’il commande. Je lui répète plusieurs fois ce que je désire mais la communication coupe tout le temps car je suis toujours dans le métro.
J’arrive au restaurant et je vois que le serveur termine de dresser mon assiette et ce n’est absolument pas ce que j’ai commandé. Ce n’est pas vraiment grave parce que c’est quelque chose que j’aime mais comme je suis dans un état de colère avancée je suis désagréable avec Chéri. Il menace de repartir. Je m’excuse et il accepte de rester.
Au travail, j’ai la tête ailleurs et j’ai surtout envie de rentrer à la maison pour voir si je n’ai pas oublié ma DS dans le salon.
18hrs sonnent et je me précipite dans le métro. J’ouvre la porte, lance mon manteau par terre et me mets à la recherche de ma DS. Malheureusement, elle est introuvable. Soit je l’ai perdue, soit je me la suis fait voler dans les deux cas j’ai peu de chances de la retrouver.
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| (cc) purplemattfish |
Pour finir la soirée, j’amène Akira au parc cet au retour je marche dans un énorme caca de chien caché au milieu de feuilles mortes.
Épilogue
J’en ai vraiment marre d’être traitée comme une merde et de devoir perdre de l’argent et du temps sur des trucs qui sont d’une simplicité désarmante.
Ce soir Rhum & Coke devant le nouvel épisode de Pan Am.
Edition à 22h46
Ma Ds était en camouflage sur le dessus de ma commode dans ma chambre.
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