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| Andrew Purdam (cc) |
Les environnements extrêmes m'ont toujours fasciné, c'est d'ailleurs pour cette raison que j'adore les déserts et que je rêve de visiter l'Antarctique. Donc quand je suis tombée sur un billet écrit par Patrick Lagacé qui avait comme titre : L'Everest est aussi un cimetière à ciel ouvert ; ma curiosité a été piquée. Totalement captivée par les images morbides du blog auquel fait référence Lagacé, je me suis mise à lire les commentaires et j'y ai trouvé le titre du livre de Jon Krakauer, Into thin Air (Tragédie à l'Everest).
Krakauer, un journaliste, devait être envoyé par le magazine Outdoors en 1995 afin de témoigner de l'impact environnemental que les expéditions de plus en plus nombreuses avaient sur l'Everest. Pour cet article il devait rester au camp de base, situé à 5 000 et quelques mètres d'altitude. Alpiniste amateur, il caressait depuis longtemps le rêve de gravir l'Everest et a réussi à convaincre son éditeur de retarder le départ d'un an et de lui donner la chance de rejoindre une équipe guidée qui tenterait une ascension au sommet.
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| Le camp de base / ilker ende (cc) |
Au printemps 1996, il a donc rejoint une expédition commerciale menée par Rob Hall. Les expéditions commerciales sont nées durant les années 1990 grâce à Hall et ont ouvert la montagne à tous ceux qui voulaient s'y frotter. La particularité de ces expéditions est que seuls les guides et les sherpas népalais sont de vrais alpinistes tandis que les clients possèdent divers niveaux d'expérience. Leur mode d'ascension sera très différent car ils n'ont aucune charge à porter et toutes les décisions importantes sont reléguées aux guides professionnels. D'ailleurs lors des expéditions commerciales, les clients s'attachent individuellement à une corde principale afin de suivre la piste qu'ils doivent emprunter alors que les alpinistes s'attachent habituellement entre eux afin de garantir mutuellement leur sécurité.
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| McKay Savage (cc) |
Krakauer n'écrira jamais son article sur l'environnement de l'Everest car les évènements du 10 mai 1996 changeront tout. Partis du camp de base IV (8 848 m) vers minuit, trois expéditions comprenant 34 grimpeurs s'attaquent à l'ascension du sommet. L'équipe nationale de Taïwan menée par Ming Ho "Makalu" Gau n'était pas sensée tenter d'ascension ce jour-là mais a décidé contre l'avis des deux guides des autres expéditions (Rob Hall de Adventure Consultants et Scott Fischer de Mountain Madness) de tenter aussi d'atteindre le sommet. Comme il n'y avait aucune équipe qui ait atteint le sommet durant l'année 1996, les cordes pour faciliter l'escalade de certains passages n'étaient pas encore installées. Le temps que deux guides installent les cordes pour que les trois équipes puissent continuer leur ascension a retardé considérablement tout le monde dans la zone de la mort. Cette zone est appelée ainsi car le corps humain est incapable de s'acclimater à de telles altitudes et ainsi les fonctions vitales sont grandement diminuées par un manque d'oxygène criant. Une exposition prolongée à de telles altitudes est débilitante et peut s'avérer fatal.
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| Joe Hastings (cc) |
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| Robin Dumont (cc) |
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| ilker ende (cc) |
Fatalité inévitable dans un milieu aussi inhospitalier ? Lincoln Hall qui s'est trouvé soudainement atteint d'une maladie due à l'altitude en descendant du sommet, s'est vu dans l'impossibilité de continuer son chemin. Abandonné par les sherpas qui l'accompagnaient, il est resté bloqué à 8 600 mètres d'altitude. Des sherpas secouristes avaient été envoyés mais ils avaient été incapables. Il fut considéré comme décédé. Le lendemain Dan Mazur et son équipe de SummitClimb le retrouvent par hasard, son état augurait une mort très proche. Alors, qu'ils s'arrêtent pour l'aider et attendent des secours supplémentaires, un groupe d'italiens en route pour le sommet passe à côté en accélérant le pas et en déclarant « No speak English » alors que c'était faux. Alors que Hall était dans les mains des sherpas et rapatrié vers le camp IV, Mazur a abandonné son ascension. Bien qu'il avait passé des années à ramasser les fonds nécessaires et à s'entraîner pour son ascension, il ne regrette pas avoir abandonné pour secourir la vie d'un homme.
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| Matthew Winterburn (cc) |
Alors si vous aviez payé 65 000 dollars pour atteindre le sommet de l'Everest, et en route vous rencontreriez un inconnu entre la vie et la mort, vous vous arrêteriez ou non ?
Pour en savoir plus
L'article complet de Jon Krakauer tel que publié en 1996 dans le magasine Outdoors (anglais)
Le témoignage vidéo d'un médecin qui a soigné les survivants du 10 mai 1996 au camp III (anglais et sous-titres en français)
Mini-site retraçant les évènements de 1996 sur le site de PBS (anglais)
Choses à prendre en compte avant de rejoindre une expédition commerciale sur l'Everest (anglais)
Le témoignage vidéo d'un médecin qui a soigné les survivants du 10 mai 1996 au camp III (anglais et sous-titres en français)
Mini-site retraçant les évènements de 1996 sur le site de PBS (anglais)
Choses à prendre en compte avant de rejoindre une expédition commerciale sur l'Everest (anglais)
Sur Amazon
Into Thin Air: A Personal Account of the Mt. Everest Disaster
Into Thin Air: A Personal Account of the Mount Everest Disaster
(version illustrée)
Tragédie à l'Everest
Tragédie à l'Everest
(version illustrée)
Tragédie à l'Everest
Tragédie à l'Everest
Pour faire un tour sur l'Everest sans quitter Paris
Restaurant Sagar Matha (le nom de l'Everest en népalais)
Spécialités népalaises et cuisine indienne et tibétaine / Service sympathique et déco bouddhiste dépaysante
Menus à partir de 18€
2 rue François Mouthon 75015 Paris, Métro Convention (12)
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Menus à partir de 18€
2 rue François Mouthon 75015 Paris, Métro Convention (12)








Assez effarant ces histoires !
RépondreSupprimerSi tu es BD, il y a l'extraordinaire manga de Taniguchi, Le sommet des dieux, racontant des expéditions sur l'Everest. Tellement intense que j'en tremblais de froid dans mon lit !
Merci pour la suggestion, je vais essayer de la trouver car j'aime bien Taniguchui !
RépondreSupprimerCet montagne ressemble plus a un cimetière maintenant.
RépondreSupprimerLes gens sont vraiment nase, moi je m'arreterai pour porter secours, tant pis pour l'argent une vie humaine ça na pas de prix.
Ce livre a l'air bien, je le note dans un coin tu ma donner envie de le lire.
Pitch: C'est horrible non? Si tu lis en anglais, je peux te donner ma copie .
RépondreSupprimerNon je ne lis pas en anglais, je suis nulle archi nulle en anglais
RépondreSupprimerj'aimerai bien réussir a comprendre cette langue, mais à l'école j'étais pas doué, et les profs étaient nases du coup c'était pas motivant pour apprendre.